Didi B continue de consolider sa place dans l’histoire de la musique ivoirienne. L’artiste est désormais le plus récompensé de son pays aux AFRIMA, tous siècles confondus. Une performance qui confirme sa régularité sur la scène continentale.
En 2023, il remportait le prix de Song of the Year grâce au titre Tala. En 2026, il récidive avec Padré Veli, sacré Best African Lyricist Rapper. Un doublé rare, qui fait de lui le seul artiste ivoirien à réaliser cet exploit et, accessoirement, le seul rappeur du pays à avoir décroché un trophée lors de cette édition organisée à Lagos.
Les All Africa Music Awards (AFRIMA) sont généralement présentés comme la plus prestigieuse cérémonie musicale panafricaine. L’événement se veut inclusif, continental et représentatif de la diversité musicale des 54 pays africains. Ici, pas de monopole de l’Afrobeats ou de l’amapiano : toutes les sonorités africaines sont censées avoir droit de cité.
La crédibilité du prix repose notamment sur un jury indépendant, composé de professionnels reconnus, ainsi que sur le soutien officiel de l’Union Africaine, ce qui lui confère une dimension institutionnelle rare dans l’industrie musicale.
Aux AFRIMA, les nominations ne sont pas des trophées. On peut en collectionner plusieurs, mais si l’on n’est pas jugé meilleur du continent dans sa catégorie, on repart sans rien. Simple, efficace, parfois cruel.
D’où leur surnom : les “Grammy africains”, version panafricaine.
Himra : beaucoup de nominations, aucun trophée
Cette édition 2026 a aussi réservé son lot de surprises. Himra, pourtant très en vue ces derniers mois, repart avec 5 nominations et 0 trophée.
Un contraste saisissant, quand on se rappelle que l’artiste sort d’une année exceptionnelle : 5 trophées au PRIMUD, 4 aux Jayli Awards, sans compter plusieurs distinctions internationales. Un palmarès que peu d’artistes africains peuvent afficher sur une seule année.
Lors de l’édition précédente des AFRIMA, il dominait même les votes du public dans plusieurs catégories. Cette fois-ci, le jury a préféré d’autres options. C’est le principe.
Des choix qui font parler
Certains résultats ont toutefois suscité des interrogations, notamment la victoire d’Axel Merryl dans la catégorie Meilleur Artiste Francophone de l’Année, qui a laissé plus d’un observateur perplexe.
Mais au fond, le message reste le même : ne pas gagner un trophée n’efface ni le talent, ni l’impact, ni la trajectoire d’un artiste. Les distinctions passent, les carrières restent.
Pendant ce temps, Didi B, lui, empile les lignes dans les livres d’histoire.



