La rencontre entre le Président Brice Clotaire Oligui Nguema et les institutions financières marque une étape clé dans la structuration de la politique économique gabonaise. Avec le Plan FAST, le Chef de l’État propose une approche systémique, visant à faire du financement un levier de transformation durable.
L’accent mis sur les secteurs structurants : eau, infrastructures, santé, logement, éducation, témoigne d’une lecture réaliste des besoins du pays. Contrairement aux stratégies fragmentées du passé, le Plan FAST se veut global, cohérent et orienté vers l’impact social.

Le soutien annoncé du secteur bancaire est crucial. En s’engageant à financer le logement, l’accès à l’eau, à l’électricité et les PME, les banques participent à la diversification de l’économie gabonaise, encore trop dépendante des matières premières. Cette diversification est essentielle pour renforcer la résilience du pays face aux chocs extérieurs.
Cependant, les banques ont également posé leurs conditions : amélioration de la domiciliation des recettes d’exportation, résolution des créances en souffrance, sécurisation des dépôts. Ces points révèlent une vérité économique fondamentale : sans stabilité financière, aucun développement n’est possible.
La réponse du Président est révélatrice de son pragmatisme. En annonçant l’accélération du règlement de la dette intérieure, il injecte de la liquidité dans l’économie locale, restaure la confiance et relance les cycles d’investissement.

C’est un mécanisme classique de relance, mais rarement appliqué avec constance.
Le Plan FAST apparaît ainsi comme une tentative de transformation structurelle : moins de dépendance, plus de production locale, plus d’emplois, plus de valeur ajoutée.
Dans un contexte africain souvent marqué par des stratégies économiques déconnectées des réalités, la méthode Oligui Nguema se distingue par sa simplicité : écouter les acteurs, sécuriser les bases, financer l’essentiel, puis transformer.



