En recevant les représentants des institutions financières le 16 janvier 2025, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a envoyé un signal politique fort : celui d’une gouvernance fondée sur le dialogue stratégique, la concertation et l’action concrète. Loin des postures symboliques, le Chef de l’État s’inscrit dans une dynamique pragmatique, où chaque rencontre doit déboucher sur des résultats mesurables.
À travers la présentation du Plan FAST Financer, Accompagner, Soutenir, Transformer, le Président a affirmé une vision politique claire : faire de l’économie un levier direct d’amélioration des conditions de vie des populations. En plaçant l’eau, la santé, le logement, l’éducation et les infrastructures au cœur de ses priorités, il rappelle que le développement n’est pas un concept abstrait, mais une réalité quotidienne.

Politiquement, cette démarche traduit une rupture avec les anciennes méthodes. Oligui Nguema ne gouverne pas par annonces spectaculaires, mais par des mécanismes opérationnels. Le recours au secteur bancaire comme partenaire stratégique marque une volonté d’inclusion des acteurs économiques dans la construction nationale.
Autre élément majeur : la question de la dette intérieure. En confirmant l’accélération de son règlement via le « Club de Libreville », le Président cherche à restaurer la confiance entre l’État et les entreprises locales.

Ce geste est hautement politique : il vise à réconcilier l’administration avec le tissu économique national, longtemps fragilisé par l’irrégularité des paiements.
Cette audience illustre une méthode de gouvernance : écouter, arbitrer, agir. Elle traduit aussi une lecture lucide du contexte international, marqué par l’instabilité économique mondiale. Face à ces turbulences, Oligui Nguema mise sur l’anticipation, la résilience et le partenariat.
Dans un paysage politique souvent dominé par les promesses, le Chef de l’État semble vouloir imposer une nouvelle norme : celle de l’efficacité mesurable.



