Diplomatie active à Libreville : Oligui Nguema consolide les axes Cuba–États-Unis–Union africaine

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En recevant successivement les ambassadeurs de Cuba et des États-Unis, ainsi que la représentante de l’Union africaine auprès de la CEEAC, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema confirme la relance méthodique de la diplomatie gabonaise, à la croisée des partenariats bilatéraux et du retour assumé dans le concert africain.

Libreville a été, ces derniers jours, le théâtre d’une intense séquence diplomatique. Le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a accordé des audiences à Alex Gonzalez Garcia, Ambassadeur de la République de Cuba, à Vernelle Trim Fitzpatrick, Ambassadeur des États-Unis d’Amérique en fin de mission, ainsi qu’à Hortense Nguema Okome, Chef du Bureau de Liaison de l’Union africaine (UA) auprès de la CEEAC. Trois rencontres distinctes, mais un même fil conducteur : le repositionnement stratégique du Gabon sur l’échiquier diplomatique régional et international.

Les échanges avec l’Ambassadeur de Cuba ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale, dans le prolongement de la récente visite officielle du Chef de l’État à La Havane. Cette rencontre s’inscrit dans une logique de continuité diplomatique, marquée par la volonté des deux pays de donner un contenu opérationnel aux accords signés.

Au-delà des symboles, Libreville et La Havane affichent leur ambition de bâtir un partenariat durable, notamment dans des secteurs clés tels que la santé, la formation et le développement humain. Un choix stratégique qui illustre l’attachement du Gabon à la coopération Sud-Sud, perçue comme un levier complémentaire aux partenariats traditionnels.

L’audience accordée à l’Ambassadeur des États-Unis, en fin de mission, a revêtu un caractère à la fois solennel et stratégique. Les deux parties ont salué les avancées significatives de la coopération multisectorielle, notamment dans les domaines diplomatique, sécuritaire et du développement.

Dans un contexte de transition politique, Washington réaffirme sa volonté de renforcer les investissements américains au Gabon et de contribuer à la création d’emplois, signal fort envoyé aux acteurs économiques. Cette posture traduit une reconnaissance implicite des efforts du pays pour stabiliser son environnement institutionnel et améliorer son attractivité économique.

Enfin, l’entretien avec la Chef du Bureau de Liaison de l’Union africaine auprès de la CEEAC a permis de faire le point sur la coopération entre le Gabon et l’UA, à la suite du retour du pays à l’ordre constitutionnel. Cette rencontre intervient dans un contexte diplomatique sensible, marqué par la nécessité pour Libreville de consolider sa réintégration pleine et entière au sein des instances continentales.

Les échanges ont également porté sur les perspectives liées au prochain Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, rendez-vous clé où le Gabon entend réaffirmer sa voix et ses priorités au sein de l’organisation panafricaine.

Au-delà de la succession des audiences, cette séquence révèle une diplomatie gabonaise en quête d’équilibre : ouverture aux partenaires traditionnels, consolidation des alliances Sud-Sud et réancrage africain. Pour le Président Oligui Nguema, il s’agit moins de multiplier les rencontres que de redonner de la cohérence et de la crédibilité à l’action extérieure du Gabon.

Dans un contexte national marqué par des défis économiques et sociaux, la diplomatie apparaît comme un outil stratégique, destiné à sécuriser des appuis, attirer des investissements et renforcer la stature internationale du pays. Un pari qui, pour être pleinement gagnant, devra désormais se traduire par des retombées concrètes pour les populations.

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