Crise éducative, dialogue et investissements : l’État mise sur l’apaisement et la réforme

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Au-delà des enjeux diplomatiques, le point de presse présidentiel a largement abordé les questions sociales, au premier rang desquelles l’éducation. Depuis décembre dernier, le secteur éducatif a traversé une crise significative, marquée par des revendications enseignantes inédites dans leur forme et leur expression.

Pour la Présidence, cette séquence a démontré une évolution notable de la gouvernance sociale. Fait rare, les enseignants ont pu exprimer leurs revendications sans répression, ni suspension de solde, ni radiation. Un changement de méthode salué par le Chef de l’État, qui a tenu à remercier les « soldats du savoir » pour leur retour en classe et leur sens du devoir.

Cette crise a toutefois mis en lumière des dysfonctionnements plus profonds, notamment les lenteurs et les inégalités dans le traitement administratif des carrières. En réponse, le gouvernement a engagé une politique massive d’allocation de postes budgétaires. Depuis août 2023, 28 000 postes ont été créés, dont 1 000 pour l’Éducation nationale. À cela s’ajoutent 12 000 postes supplémentaires inscrits dans la loi de finances 2026, dont 4 000 destinés au même secteur, portant le total à près de 40 000 postes en trois ans — un volume inédit.

Parallèlement, plusieurs mesures concrètes ont été mises en œuvre : construction de 500 salles de classe, suppression des frais d’inscription pour plus de 200 000 élèves, rétablissement des bourses scolaires et lancement d’un programme de logements pour enseignants, avec 48 unités déjà livrées à Owendo et au lycée Léon Mba.

Pour l’exécutif, ces actions traduisent une volonté claire : restaurer la confiance par le dialogue, tout en inscrivant l’éducation dans une trajectoire de réforme progressive, compatible avec les équilibres budgétaires du pays.

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