Un drame d’une rare violence a secoué le sud-est du Gabon. Patrick Pingani, chef du village Ndambi, dans le district de Ndangui, province de l’Ogooué-Lolo, a tragiquement perdu la vie après avoir été attaqué par une panthère dans la nuit de mardi à mercredi, selon des sources familiales.
Âgé d’une cinquantaine d’années et père de cinq enfants, Patrick Pingani s’était rendu, plus tôt dans la journée, dans un village voisin pour une visite familiale. L’accueil, chaleureux, s’était déroulé dans une ambiance conviviale, ponctuée par le partage de boissons locales.
À la tombée de la nuit, il décide de regagner son village, situé à environ un kilomètre. Un trajet court, familier, qu’il empruntait régulièrement. Après avoir pris congé de ses hôtes, il s’engage seul sur le chemin du retour, sans se douter du danger qui l’attend.
C’est en cours de route que le drame se produit. Une panthère surgit et attaque violemment le chef de village. Sans défense, celui-ci est pris pour cible par le fauve, qui s’acharne sur sa victime. Le corps sera retrouvé atrocement mutilé, témoignant de la brutalité de l’attaque.
Toute la nuit, ses proches attendent son retour, en vain. L’inquiétude grandit au lever du jour. Des membres de sa famille sont alors envoyés en direction du village qu’il avait visité la veille.
En chemin, une mare de sang attire leur attention. La découverte qui s’ensuit est insoutenable : les restes du chef de village gisent sur place, confirmant le pire.
La nouvelle s’est rapidement répandue dans le district de Ndangui, plongeant les habitants dans une vive émotion. Alertées, les autorités se sont rendues sur les lieux. Les éléments relevés par la gendarmerie confirment sans ambiguïté l’attaque d’une panthère.
La dépouille a été transférée à la morgue de Koulamoutou, principale ville de la province.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le district de Ndangui, connu pour ses activités d’exploitation artisanale de l’or, abriterait une importante population de panthères. Une cohabitation à haut risque, d’autant plus que cette espèce est intégralement protégée.
Face à la gravité de la situation, une battue pourrait être organisée dans les prochains jours afin de retrouver et neutraliser l’animal, désormais considéré comme dangereux.
Ce drame relance la question de la sécurité des populations rurales confrontées à la présence de la faune sauvage, dans une région où les activités humaines empiètent de plus en plus sur l’habitat naturel des grands prédateurs.



