À quelques semaines des scrutins électoraux, la multiplication des candidatures issues de la jeunesse gabonaise attire l’attention. Face à ce phénomène, l’acteur politique et communicant de formation, Jayson Okala, met en garde contre ce qu’il qualifie de « vague improvisée » d’engagements politiques, jugée risquée et contre productive.
Dans une série de publications relayées sur Facebook, celui qui a accompagné la communication de plusieurs figures politiques gabonaises rappelle que la conquête du pouvoir exige bien plus que de la visibilité numérique.
« Préparer une élection politique ne s’improvise pas. Elle exige une réflexion approfondie, une préparation rigoureuse et une stratégie fondée sur une vision claire et précise », souligne-t-il.
Pour Okala, si l’enthousiasme des jeunes est une richesse démocratique, il ne saurait compenser l’absence de projet structuré. La multiplication des candidatures sans programme solide ni stratégie de terrain pourrait, selon lui, affaiblir non seulement les chances des prétendants, mais également la crédibilité du discours politique porté par la jeunesse.
S’il reconnaît que les réseaux sociaux constituent aujourd’hui un outil incontournable de communication, il en dénonce les limites. « Les réseaux sociaux donnent de la visibilité, mais ne font pas gagner une élection », insiste-t-il.
L’expérience montre, ajoute-t-il, que la victoire électorale repose sur un triptyque, proximité avec les électeurs, clarté du message et stratégie d’implantation locale.
Fort de son expertise en communication politique, Jayson Okala considère qu’un candidat sérieux doit se préparer au-delà des apparences. « Un candidat qui ne prépare pas ses arguments, ses réponses et son ancrage local court à l’échec », prévient-il.
Par ce message, il appelle à une maturité politique et à la professionnalisation des campagnes électorales. Pour lui, le véritable enjeu est de transformer l’énergie militante de la jeunesse gabonaise en une force électorale capable de peser réellement dans les urnes.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte où la participation des jeunes est en forte croissance, mais où les stratégies restent souvent fragmentées. L’analyse d’Okala met en lumière une question centrale, la jeunesse peut-elle s’imposer durablement dans le jeu politique sans passer par une structuration et une préparation stratégique ?