Le gouvernement gabonais a annoncé une série de mesures destinées à décrisper le climat social dans le secteur de l’éducation, marqué ces dernières semaines par de fortes tensions. L’annonce a été faite par la ministre de l’Éducation nationale, Carmelia Ntoutoume Leclercq, à l’issue de la Commission interministérielle tripartite tenue ce mardi 13 janvier 2026.
Première décision majeure : le paiement partiel des vacations des examens de la session 2025, pour un montant global de 2,7 milliards de francs CFA. Une mesure particulièrement attendue par les enseignants, régulièrement confrontés à des retards de paiement qui affectent leurs conditions de travail et alimentent les mouvements de protestation au sein du corps éducatif.
Au-delà de cette réponse financière, le gouvernement a également annoncé la régularisation de 3 000 situations administratives. Ce vaste chantier vise à corriger des blocages persistants dans les carrières des enseignants, notamment en matière d’intégration, d’avancement et de prise en compte des droits administratifs. Une initiative présentée comme un levier essentiel pour restaurer la confiance entre l’État et les acteurs du système éducatif.
Autre annonce clé : la reprise du dialogue social inclusif avec l’ensemble des partenaires sociaux du secteur. Selon la ministre, cette relance de la concertation doit permettre de renouer un climat de sérénité, d’améliorer la qualité des échanges et de poser les bases d’une réforme durable du système éducatif gabonais.
Ces décisions traduisent la volonté affichée des autorités de répondre de manière concrète aux revendications des enseignants, tout en assurant la continuité du service public de l’éducation. À l’aube de la rentrée administrative 2026, le gouvernement entend ainsi envoyer un signal d’apaisement et de responsabilité, dans un contexte où l’amélioration des conditions de travail et la stabilisation du secteur éducatif demeurent des priorités nationales.



