Autre axe majeur mis en avant lors du point de presse présidentiel : la réforme foncière et l’accès au logement. En un mois seulement, 5 224 décisions de cession ont été transmises à la Conservation foncière, ouvrant la voie à la délivrance effective de titres fonciers au profit des populations.
Un chiffre que la Présidence qualifie d’historique. En trente jours, l’administration aurait produit l’équivalent de près de 18 années de production foncière, dans un pays qui n’a délivré qu’environ 33 000 titres en 121 ans. Parmi ces dossiers, 1 224 concernent des familles installées de longue date sur le patrimoine de la Société Nationale Immobilière, désormais régularisées dans le cadre d’une opération globale touchant plus de 5 100 ménages.
Le plafonnement des frais d’obtention du titre foncier à 600 000 FCFA constitue l’un des leviers centraux de cette réforme. Une mesure qui ne se limite ni aux dossiers de la SNI ni aux 5 224 cas déjà traités. L’objectif affiché est ambitieux : délivrer 50 000 titres fonciers à terme, afin de sécuriser l’accès à la propriété pour un large nombre de citoyens.
Pour les autorités, la sécurisation foncière dépasse la simple question administrative. Elle est présentée comme un outil d’inclusion sociale, d’émancipation économique et de cohésion nationale. « Un pays fort est un pays de propriétaires », a rappelé le porte-parole, résumant la philosophie de cette réforme.
En toile de fond, le gouvernement entend rompre avec des décennies de lenteur et d’opacité administrative, pour installer une gouvernance foncière plus efficace, équitable et orientée vers le développement.



