Gabon : Le Barreau fait sa mue sous le regard de la Ve République 

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C’est un acte fort de déférence républicaine qui s’est joué au Palais Rénovation. Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience une délégation de l’Ordre des avocats du Gabon pour la présentation officielle de ses nouvelles instances dirigeantes. Issue de l’assemblée générale élective du 20 décembre 2025, cette nouvelle équipe ordinale marque le début d’une ère de collaboration renforcée entre le pouvoir exécutif et les auxiliaires de justice, dans un contexte de refondation des institutions nationales.

 

Au cœur de ce dialogue institutionnel, la modernisation de la profession d’avocat s’impose comme le chantier prioritaire. Les discussions ont notamment porté sur l’adoption imminente du projet de loi régissant la profession, un texte fondamental censé dépoussiérer un cadre législatif devenu trop étroit pour les ambitions de la « 5e République ». Pour le Barreau, cette réforme est le préalable indispensable à une pratique du droit plus protectrice des libertés individuelles et plus en phase avec les standards internationaux de déontologie.

 

L’annonce phare de cette rencontre reste la confirmation du projet de création de l’École des Avocats. Cette institution, voulue par le Chef de l’État, ambitionne de devenir la matrice d’une élite judiciaire gabonaise formée aux exigences de l’excellence et de la méritocratie. En centralisant la formation initiale et continue, le Gabon entend non seulement relever le niveau de ses prétoires, mais aussi s’imposer comme un hub d’expertise juridique incontournable dans la zone CEMAC, capable de rayonner bien au-delà de ses frontières.

 

Par cette audience solennelle, le président de la République réaffirme que la réforme de la Justice n’est pas un vain mot. En associant étroitement le Barreau à sa vision, Brice Clotaire Oligui Nguema pose les jalons d’un appareil judiciaire plus crédible et accessible. Pour le justiciable gabonais, ce rapprochement entre le sommet de l’État et les défenseurs de la veuve et de l’orphelin est le gage d’une volonté commune : faire du droit le rempart ultime contre l’arbitraire et le moteur d’une gouvernance judiciaire véritablement performante.

 

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