Pour les autorités gabonaises, la question du logement ne se limite plus à la construction de maisons. Elle est désormais présentée comme un véritable outil de justice sociale et de lutte contre les inégalités.
C’est dans cette logique que s’inscrit le projet de 1 600 logements sociaux annoncé à Bikélé Nzong, à l’issue d’une réunion entre le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le ministre de l’Habitat, Mays Mouissi, et plusieurs promoteurs immobiliers.
Derrière les chiffres, l’ambition affichée est plus large : permettre aux Gabonais d’accéder à un habitat décent, à la propriété foncière et à une meilleure sécurité résidentielle.
Selon les autorités, ce programme s’intègre dans une stratégie globale visant à rendre les terrains plus accessibles, à renforcer la sécurisation foncière et à faciliter l’accès à la propriété pour les ménages à revenus modestes ou intermédiaires.
Dans un contexte où de nombreuses familles peinent encore à acquérir un logement ou à obtenir des titres fonciers sécurisés, ce chantier est présenté comme une réponse structurelle aux difficultés rencontrées par les populations.
Le Chef de l’État entend ainsi faire du logement un pilier de sa politique sociale. L’objectif affiché est de restaurer la dignité des citoyens à travers un cadre de vie moderne, stable et durable.
Les autorités estiment également que l’augmentation de l’offre de logements pourrait avoir des effets positifs sur l’économie locale, notamment dans les secteurs du bâtiment, des matériaux de construction et des services associés.
Avec ce programme appelé à s’étendre progressivement aux neuf provinces du pays, le gouvernement espère poser les bases d’une nouvelle politique de l’habitat où le droit au logement ne serait plus un privilège réservé à quelques-uns, mais une réalité accessible au plus grand nombre.



