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30 août 2026 : Oligui Nguema veut une administration plus responsable et une justice égale pour tous

Par Rédaction GNN·29 août 2026
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30 août 2026 : Oligui Nguema veut une administration plus responsable et une justice égale pour tous
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Trois ans après le 30 août 2023, le Président de la République entend donner une nouvelle dimension à l’esprit de la Libération : celle d’une transformation profonde du fonctionnement de l’État.

Dans son discours prononcé à Makokou à l’occasion de la troisième édition de la Fête de la Libération, Brice Clotaire Oligui Nguema a insisté sur la nécessité de construire des institutions solides, une administration responsable et des citoyens engagés.

Pour le Chef de l’État, la transformation du Gabon ne peut reposer sur la seule volonté présidentielle. Elle nécessite, selon lui, une réforme durable des pratiques administratives et une plus grande responsabilisation de l’ensemble des acteurs publics.

« Écouter avant de décider »

Le Président a notamment demandé à l’administration de davantage prendre en compte les préoccupations des populations.

Il exige ainsi qu’elle « écoute avant de décider », qu’elle explique avant de mettre en œuvre et qu’elle soit capable de corriger ses décisions lorsque la réalité l’impose.

Une orientation qui vise à rapprocher l’administration des citoyens et à éviter que les réformes ne soient perçues comme des décisions prises loin des réalités quotidiennes.

Le Chef de l’État a également abordé la question du dialogue social. Il a réaffirmé son attachement au droit de grève et à la liberté syndicale, tout en appelant les partenaires sociaux à formuler des revendications responsables.

Pour Oligui Nguema, le dialogue ne doit toutefois pas devenir un instrument de paralysie du pays.

Fin du corporatisme ?

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Autre message fort : l’égalité devant la loi.

Le Président a rappelé qu’aucun secteur ni aucune catégorie professionnelle ne devait se considérer au-dessus des règles communes.

Membres du gouvernement, magistrats, avocats, hauts responsables civils et militaires, professionnels de santé, agents publics ou opérateurs économiques : chacun doit répondre de ses actes.

Une phrase résume cette volonté présidentielle : « Le corporatisme ne doit pas prendre le pas sur la responsabilité. »

Cette déclaration intervient dans un contexte où la réforme de l’État constitue l’un des principaux chantiers de la Cinquième République.

La réforme comme prolongement de la Libération

Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, le 30 août 2023 ne doit donc pas être réduit à un changement de régime politique. L’événement doit également entraîner une transformation des pratiques de gouvernance.

La nouvelle Constitution, les réformes électorales et institutionnelles ne constitueraient ainsi qu’une partie de cette refondation.

Le Président veut désormais s’attaquer au fonctionnement quotidien de l’État : efficacité administrative, responsabilité, dialogue social, respect de la loi et amélioration du service public.

Trois ans après la Libération, l’ambition affichée est de passer de la rupture politique à la transformation administrative.

BGFI

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