Cadre macroéconomique et soutenabilité budgétaire : Thierry Minko défend le projet de loi de finances 2027 devant la représentation nationale

Dans le cadre des navettes parlementaires consacrées à l'examen du projet de loi de finances (PLF) pour l'exercice 2027, la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique de l'Assemblée nationale a auditionné, ce mercredi 21 octobre 2026 au Palais Léon-Mba, le ministre de l'Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère, Thierry Minko, accompagné de la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono. Cette séance solennelle a permis d'exposer les grandes orientations et les équilibres généraux des prévisions budgétaires de l'État, dans un contexte de rigueur marqué par la maîtrise de la dépense publique et la soutenabilité financière.
Élaboré selon les projections du cadrage macroéconomique, le projet de budget de l'État pour 2027 s'équilibre en recettes et en dépenses à 6 223,1 milliards de FCFA, affichant une progression de 727,9 milliards de FCFA par rapport aux 5 495,2 milliards de FCFA arrêtés dans la loi de finances rectificative de 2026. Au cœur de ce schéma financier, les dépenses du budget général s'établissent à 3 647,1 milliards de FCFA, déclinées à travers les sept missions portées par le département économique. La présentation ministérielle a mis en relief des ajustements ciblés : si la mission dédiée aux Engagements de l'État progresse à 800,1 milliards de FCFA et que les provisions atteignent 52,6 milliards de FCFA, les Dépenses transversales connaissent un fléchissement significatif à 301,2 milliards de FCFA (contre 442,3 milliards en 2026). La Gestion des finances publiques (148,8 milliards de FCFA), les Pensions (106,4 milliards) et les Prestations familiales et sociales (18 milliards) conservent une stabilité structurelle. Au-delà de l'exposé comptable, le grand oral a donné lieu à des interpellations parlementaires incisives sur l'efficience des deniers publics et la gouvernance de la dette. Soulevant les enjeux de performance administrative, l'honorable Armel Boubindji a interrogé le membre du gouvernement sur la cohérence entre l'augmentation des enveloppes et des taux d'exécution parfois mitigés sur le terrain. De son côté, l'honorable Yannick Mefane s'est alarmé de la trajectoire d'endettement public, alors que les projections situent le ratio de la dette à environ 94 % du PIB à l'horizon 2027, exigeant un cadrage strict et des réformes structurelles pour préserver la souveraineté financière du pays.
Ces arbitrages budgétaires et le contrôle parlementaire rigoureux s'inscrivent pleinement dans les exigences d'imputabilité, de rationalisation des choix budgétaires et de transparence portées sous la Vᵉ République et formalisées dans le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD). Sous l'impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le débat budgétaire réaffirme que la consolidation fiscale et la performance de l'action publique demeurent les piliers cardinaux d'une croissance soutenable et redistributive au bénéfice direct des citoyens gabonais.
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