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17 oct. 2026Libreville
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Société

Cancers féminins : vaincre la peur du dépistage pour augmenter les chances de guérison

Par Rédaction GNN·17 octobre 2026
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Cancers féminins : vaincre la peur du dépistage pour augmenter les chances de guérison
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À l’occasion d’Octobre Rose, les spécialistes de l’Institut de cancérologie d’Akanda ont rappelé, lors d’une séance de sensibilisation organisée à la Présidence de la République le 16 octobre 2026, que la prévention, le dépistage et le recours rapide aux soins constituent des leviers essentiels dans la lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus.

La peur du diagnostic, le regard des autres et le manque d’information peuvent conduire certaines femmes à retarder une consultation médicale. Pourtant, dans la lutte contre les cancers féminins, le temps constitue un facteur déterminant. C’est le message central porté par les spécialistes de l’Institut de cancérologie d’Akanda lors d’une matinée de sensibilisation organisée à la Présidence de la République, à Libreville.

Devant le personnel de l’institution, les docteurs James Laurianne et Irigo Joëlle ont insisté sur la nécessité de mieux connaître les facteurs de risque, de reconnaître les signes d’alerte et de ne pas attendre l’apparition de symptômes pour s’intéresser à sa santé.

Cancer du sein : dépasser les appréhensions

Consacrant son intervention au cancer du sein, le Dr James Laurianne a souligné l’importance d’une prévention associant habitudes de vie favorables et dépistage adapté. Une alimentation équilibrée, la consommation de fruits et légumes, l’activité physique régulière et la limitation de l’alcool figurent parmi les comportements susceptibles de contribuer à réduire certains risques.

La spécialiste a surtout appelé les participants à dépasser les craintes qui entourent les examens médicaux. « N’ayons pas peur des résultats ni du regard des autres », a-t-elle insisté.

Ce message vise à combattre un obstacle majeur à la prise en charge : le retard dans la consultation. Un dépistage réalisé au moment opportun peut permettre d’identifier une anomalie plus tôt et de faciliter l’orientation vers les soins appropriés. Les modalités de dépistage doivent toutefois être adaptées à l’âge, aux antécédents et à la situation de chaque personne, en lien avec les professionnels de santé.

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Cancer du col de l’utérus : prévenir avant l’apparition de la maladie

Le Dr Irigo Joëlle a, de son côté, mis en lumière les moyens de prévention du cancer du col de l’utérus, notamment la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), l’information sanitaire et le dépistage régulier.

L’enjeu est d’identifier les infections à risque ou les lésions précancéreuses avant qu’elles n’évoluent. La vaccination et le dépistage sont complémentaires : la première réduit le risque lié aux types de HPV ciblés, tandis que le second permet de détecter des anomalies nécessitant un suivi ou un traitement.

La spécialiste a également rappelé que cette maladie représente une préoccupation importante dans les pays en développement, où se concentre une grande partie des cas. La sensibilisation et l’accès aux services de prévention restent donc essentiels.

Libérer la parole pour encourager les soins

Au-delà des présentations médicales, la séance organisée à la Présidence de la République a donné lieu à des questions-réponses et à des témoignages de patients en phase de guérison. Ces échanges ont contribué à briser certains tabous et à rappeler qu’un diagnostic de cancer ne signifie pas nécessairement une absence de perspectives thérapeutiques.

La prévention ne relève pas uniquement des professionnels de santé. Les administrations, les familles et les communautés peuvent aussi participer à la diffusion d’informations fiables et encourager les personnes concernées à consulter sans délai.

À travers cette mobilisation d’Octobre Rose, un principe demeure : mieux informées, les femmes peuvent davantage agir pour leur santé. La vigilance, le dépistage adapté et l’accès rapide à une prise en charge médicale constituent des éléments essentiels pour améliorer les chances de traitement.

BGFI

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