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03 sept. 2026Libreville
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Cité C.E.I de l'UOB : Le grand déménagement a sonné

Par SENA POUBA·02 septembre 2026
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Cité C.E.I de l'UOB : Le grand déménagement a sonné
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La cité C.E.I de l'Université Omar Bongo vit ses dernières heures sous sa forme habituelle, rythmée par le ballet incessant des occupants qui plient bagage. Portes et fenêtres arrachées des gonds, ballots de friperie entassés sur les trottoirs et véhicules utilitaires garés en double file dessinent le paysage inhabituel de ce campus librevillois. Les locataires s'exécutent en urgence pour vider les lieux, tournant le dos à des années de vie estudiantine et familiale au sein de ce domaine public.

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Cette évacuation massive fait suite à l'injonction ferme émise par les autorités administratives, exigeant le départ de tous les résidents avant le terme du mois d'août. L'État gabonais, propriétaire légitime des lieux, a brandi l'impératif absolu de la réhabilitation pour justifier cette mesure d'utilité publique. Les bâtiments, rongés par les affres du temps et l'absence chronique de maintenance, nécessitent une cure de jouvence profonde pour redevenir habitables et conformes aux standards universitaires actuels. La pilule reste amère pour nombre de chefs de famille et d'étudiants pris de court par la cadence de cette transition forcée. Si la nécessité de moderniser le patrimoine étatique ne souffre d'aucun débat, la question du relogement provisoire laisse planer un goût d'inachevé. Livrés à eux-mêmes sur le marché immobilier exorbitant de Libreville, les sinistrés de la réhabilitation mesurent la dureté d'un réveil sans filet de sécurité sociale.

Le spectacle de ces carcasses de béton vidées de leur substance marque la fin d'une époque pour la célèbre cité universitaire. Tandis que les derniers récalcitrants ferment leur porte pour la dernière fois, le chantier de la réhabilitation s'annonce déjà titanesque pour l'exécutif. Reste à savoir si ces logements, une fois réfectionnés, reviendront à ceux qui ont payé le tribut de cette modernisation ou s'ils échapperont à la communauté universitaire originelle.

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