Conseil supérieur de la magistrature : à Port-Gentil, Oligui Nguema rapproche la justice des territoires

Pour la première fois, le Conseil supérieur de la magistrature a tenu sa session à Port-Gentil. Présidée le 16 septembre 2026 par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette délocalisation traduit, selon les éléments communiqués, la volonté de rapprocher les institutions des territoires et de prendre en compte les enjeux spécifiques de la capitale économique.
La justice gabonaise a exceptionnellement quitté Libreville pour s’installer à Port-Gentil. Le 16 septembre, le Palais présidentiel de la capitale économique a accueilli une session du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), sous la présidence du chef de l’État, également président de cette institution.
Si les textes permettent au Conseil de tenir ses sessions en différents points du territoire national, le choix de Port-Gentil n’est pas présenté comme anodin. Il intervient dans un contexte où la capitale économique concentre d’importants enjeux économiques et sociaux.
À travers cette initiative, l’exécutif entend notamment rapprocher les institutions de l’État des populations et des territoires. La justice est ainsi appelée à accompagner les dynamiques de développement tout en contribuant à la sécurisation des activités économiques.
Une justice plus proche des citoyens
Au-delà du symbole institutionnel, le message porté lors de cette session concerne l’accès effectif au droit. Le président de la République a insisté sur la nécessité pour la justice de traiter les procédures avec diligence et de renforcer la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.
Cette orientation suppose notamment une amélioration du fonctionnement des juridictions, une meilleure maîtrise des délais et une présence judiciaire adaptée aux réalités des différentes provinces.
Les affectations et nominations issues de la session concernent ainsi plusieurs localités, parmi lesquelles Libreville, Port-Gentil, Franceville, Mouila, Lambaréné, Koulamoutou, Tchibanga, Oyem, Makokou et Ntoum.
Une couverture territoriale élargie
Le mouvement touche les trois ordres de juridiction : judiciaire, administratif et financier. Il concerne aussi bien les juridictions de première instance et d’appel que les hautes juridictions et les chambres provinciales des comptes.
La session de Port-Gentil apparaît donc comme un exercice de réorganisation du corps judiciaire à l’échelle nationale.
L'enjeu affiché est désormais de faire en sorte que la proximité institutionnelle se traduise dans les faits par un service public de la justice davantage accessible, efficace et présent sur l'ensemble du territoire.
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