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Création du Fonds de Garantie Automobile : comment assurer la pérennité financière sans alourdir le budget de l'État gabonais?

Par SENA POUBA·20 octobre 2026
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Création du Fonds de Garantie Automobile : comment assurer la pérennité financière sans alourdir le budget de l'État gabonais?
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La mise en place du Fonds de Garantie Automobile (FGA) s'inscrit dans une logique de soutenabilité budgétaire stricte, avec pour impératif de ne pas constituer une charge financière supplémentaire pour la puissance publique. Afin de préserver l'équilibre des finances de l'État tout en garantissant la pérennité du dispositif, son modèle économique doit reposer sur un principe de compensation intégrale par le biais de recettes spécifiques et dédiées.

En effet, pour concrétiser cette neutralisation financière, l'affectation des revenus issus des futurs péages routiers pourrait constituer un premier levier stratégique. L'implantation progressive de ces postes de péage sur les grands axes structurants du pays permettra de dégager des ressources financières régulières, sécurisées et pérennes, dont le fléchage vers le FGA serait encadré par voie législative ou réglementaire.

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En complément de cet apport, le déploiement de la « Carte Transporteur » offrirait un second pilier de financement particulièrement ciblé. L'instauration de cette carte professionnelle obligatoire pour l'ensemble des transporteurs, formalisée par arrêté ministériel, permettrait de lever une contribution directe articulée autour d'une redevance annuelle, d'un droit d'accès au registre national et d'un prélèvement dédié à la couverture des risques routiers.

À travers la combinaison de ces deux mécanismes, le Fonds de Garantie Automobile se doterait d'une architecture financière autonome et vertueuse. En faisant reposer son fonctionnement sur des prélèvements affectés au cœur même du secteur des transports, l'État garantirait une prise en charge efficace des sinistres routiers sans solliciter les deniers publics.

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