Crise des Sucreries du Gabon : le ministre Emmanuel Eyeghe Nze privilégie le dialogue pragmatique et la responsabilité partagée pour pérenniser l'outil industriel national

Dans le droit fil des orientations stratégiques de la Vᵉ République relatives à la protection de l'appareil productif national et à l'encouragement de la consommation locale, le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Transformation, Porte-parole du Gouvernement, Emmanuel Eyeghe Nze, a conduit ce vendredi 30 octobre 2026 une série de concertations de crise. Cette séquence d'audiences, faisant suite aux échanges menés le 28 octobre avec la direction des Sucreries du Gabon — filiale du groupe turc MFB International —, a réuni les dirigeants des principales entreprises agro-industrielles de la place, à savoir Sigalli, Sobraga et Foberd Gabon, afin d'apporter des réponses concertées aux difficultés d'écoulement des stocks de sucre local.
Au cœur des débats, les arbitrages ont permis de mettre en lumière les déséquilibres structurels qui minent la filière. Face à des besoins nationaux évalués à environ 40 000 tonnes par an, Les Sucreries du Gabon affichent un volume de production annuel compris entre 8 000 et 12 000 tonnes, révélant un déficit d'offre marqué, auquel s'ajoute une distorsion tarifaire significative — le sucre local étant commercialisé aux alentours de 770 FCFA le kilogramme, contre près de 360 FCFA pour certaines alternatives importées. Tout en réaffirmant leurs contraintes opérationnelles, à l'instar des clauses de licence liant Foberd Gabon au groupe américain Coca-Cola ou des exigences de compétitivité des prix soulevées par Sobraga et Sigalli, les industriels ont pris l'engagement d'absorber à court terme une part notable des stocks dormant dans les entrepôts de l'entreprise. Adoptant une posture résolument pragmatique, le membre du Gouvernement a préconisé des mesures correctives immédiates, incluant la réalisation d'un audit technique des installations de Foberd Gabon pour examiner l'intégration potentielle du sucre national dans d'autres lignes de fabrication. Pour autant, le ministre a tenu à rappeler le principe cardinal de la responsabilité partagée : si l'exécutif et la solidarité interprofessionnelle jouent un rôle d'accompagnement indispensable, la pérennité d'une unité industrielle ne saurait s'affranchir des impératifs de performance, d'optimisation des coûts, de modernisation technologique et de compétitivité tarifaire.
À travers cette médiation rigoureuse, le Gouvernement réaffirme sa détermination à concrétiser la vision du Président de la République, Chef de l'État, Chef du Gouvernement,Brice Clotaire Oligui Nguema, en consolidant un tissu industriel national fort, résilient et tourné vers l'excellence, au service de la souveraineté économique du Gabon.
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