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Économie

Souveraineté alimentaire : Le Gabon mise sur l'agro-industrie pour réduire sa dépendance aux importations

RPar Rédaction GNN·12 juin 2026
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Souveraineté alimentaire : Le Gabon mise sur l'agro-industrie pour réduire sa dépendance aux importations
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L'Afrique se prépare à une révolution agricole. Face aux crises alimentaires mondiales et à la volatilité des prix des céréales, le continent cherche à atteindre une souveraineté alimentaire durable. Au Gabon, le programme de développement des Zones de Productivité Agricole (ZAP) illustre cette ambition de nourrir la population par la production locale.

## Redynamiser les filières vivrières et de rente

L'économie gabonaise a longtemps été dominée par le pétrole, délaissant une agriculture pourtant dotée de terres fertiles et d'une pluviométrie généreuse. Aujourd'hui, l'heure est au rééquilibrage. Les investissements se multiplient dans les filières du soja, du maïs et du riz.

L'objectif est double : réduire une facture d'importation alimentaire qui pèse lourd sur la balance commerciale et créer des emplois en zone rurale pour freiner l'exode vers les centres urbains comme Port-Gentil ou Franceville.

### Le rôle crucial de l'Agro-industrie

La simple production agricole ne suffit plus ; il faut transformer. L'installation d'unités de transformation (huileries, minoteries) à proximité des zones de production permet de capter la valeur ajoutée et d'offrir des produits finis compétitifs sur le marché local et régional.

L'exemple de la filière palmier à huile montre qu'avec des partenariats public-privé solides, le pays peut non seulement couvrir ses besoins nationaux, mais aussi exporter vers les pays voisins de la CEMAC.

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## Financement et accompagnement des jeunes agriculteurs

Le principal obstacle à l'essor agricole reste l'accès au financement pour les petits exploitants. Les banques commerciales sont souvent réticentes à prêter au secteur agricole, jugé risqué.

Pour pallier cela, l'État gabonais et des partenaires internationaux mettent en place des mécanismes de garantie et des programmes de formation. L'idée est de faire de l'agriculture un métier noble et rentable pour la jeunesse.

« On ne peut pas demander à un jeune de retourner à la terre sans lui garantir un accès au crédit, à la mécanisation et surtout à un marché sécurisé pour ses produits. L'agriculture de demain sera technologique ou ne sera pas », affirme Émilie Ossouka, présidente d'une coopérative agricole dans le Woleu-Ntem.

### L'apport des nouvelles technologies

L'utilisation de drones pour la surveillance des cultures, d'applications mobiles pour les prévisions météorologiques et de plateformes de e-commerce pour la vente directe producteurs-consommateurs change la donne. La "Agri-Tech" attire une nouvelle génération d'entrepreneurs gabonais.

En conclusion, la route vers l'autosuffisance alimentaire est longue mais les fondations sont posées. En alliant volonté politique, investissements privés et innovations technologiques, le Gabon peut transformer son potentiel agricole en une réalité économique tangible, garantissant ainsi sa sécurité nationale.

BGFI

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