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Incident majeur sur le chantier du barrage de la Ngounié : les travaux suspendus sine die

RPar Rédaction GNN·12 juin 2026
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Incident majeur sur le chantier du barrage de la Ngounié : les travaux suspendus sine die
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Le projet de construction du grand complexe hydroélectrique dans la Ngounié a été brutalement suspendu cette semaine. Un accident technique majeur sur le site de dérivation du fleuve a causé des dégâts matériels importants, mettant en lumière les défis logistiques et géologiques auxquels font face les grands chantiers en zone forestière. Cet incident soulève des questions sur la gestion des risques dans les infrastructures d'envergure nationale.

## Une rupture soudaine dans un environnement complexe

L'incident s'est produit lors d'une phase critique de la dérivation des eaux pour permettre la consolidation des fondations du barrage principal. Selon les premiers rapports des ingénieurs sur place, une instabilité imprévue du sol, accentuée par des précipitations hors saison, a provoqué l'effondrement partiel d'une paroi de protection.

Fort heureusement, le système d'alerte précoce a permis l'évacuation rapide des ouvriers présents dans la zone de danger, évitant ainsi toute perte en vie humaine. Cependant, le matériel lourd submergé et les retards structurels imposés par cet accident vont peser lourdement sur le calendrier de livraison du projet.

### Les défis de l'ingénierie en milieu tropical

Travailler au cœur de la forêt gabonaise impose des contraintes uniques. L'acidité des sols, l'humidité constante et la force des cours d'eau font de chaque barrage un défi d'ingénierie. Cet incident démontre que même avec des études préalables poussées, la nature peut réserver des surprises qui exigent une adaptation constante des méthodes de construction.

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## Quel impact pour l'indépendance énergétique ?

Le projet de la Ngounié est l'un des piliers de la stratégie nationale visant à substituer les énergies fossiles par des énergies renouvelables. Un retard prolongé pourrait ralentir les ambitions de réduction de l'empreinte carbone et d'électrification des zones rurales. Le gouvernement suit donc la situation de très près pour minimiser les conséquences sur le plan énergétique global.

Alain-Claude Koumbi, Secrétaire général adjoint au ministère des Travaux Publics, s'est voulu rassurant lors d'un point de presse : « Cet accident est un défi technique sérieux, mais il ne remet pas en cause la viabilité du projet. La sécurité des travailleurs et la pérennité de l'ouvrage sont nos priorités absolues. Nous allons renforcer les mesures de surveillance géotechnique avant de reprendre les travaux sous un nouveau protocole sécurisé. »

### La nécessité d'une expertise locale renforcée

Cet incident relance également le débat sur le transfert de compétences. Une meilleure intégration des ingénieurs locaux, plus familiers avec les réalités du terrain gabonais, pourrait à l'avenir permettre une gestion plus fine de ces crises imprévisibles. La formation et l'ingénierie de pointe sont les deux faces d'une même médaille pour garantir le succès de la transition énergétique.

En conclusion, la suspension des travaux dans la Ngounié est un rappel brutal de la complexité des grands travaux d'infrastructure. Si l'incident est un coup d'arrêt momentané, il doit servir d'opportunité pour réévaluer les protocoles de sécurité et de résilience face aux aléas géologiques du pays. La transition énergétique gabonaise reste sur les rails, mais le chemin s'avère plus escarpé que prévu.

BGFI

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