Finances publiques et contrôle parlementaire : l'Assemblée nationale examine le projet de loi de règlement 2025 avec exigence et pragmatisme

La XIVe législature a entamé un exercice constitutionnel majeur avec l'examen de son tout premier projet de loi de règlement pour l'exercice 2025. Sous la présidence de Michel Régis Onanga M. Ndiaye et en présence de Louise Pierrette Mvono, Ministre de la Planification et de la Prospective, les députés ont auditionné le Ministre de l'Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère, Thierry Minko. Cet exercice de contrôle a posteriori permet de confronter les prévisions budgétaires initiales aux recettes effectivement perçues et aux dépenses réelles réalisées par l'État.
Au cours des débats, l'examen technique des différentes missions a mis en lumière des réalités budgétaires contrastées. La Mission 14, dédiée à la gestion des finances publiques, a affiché des règlements atteignant 796,6 milliards de francs CFA pour une dotation initiale de 77,1 milliards, un écart substantiel que le Ministre a imputé à l'intégration globale des dépenses de personnel de l'administration. De même, la Mission 35, regroupant notamment le soutien aux prix des produits pétroliers et la dette envers les agents publics, a affiché un taux d'exécution remarquable de 98,2 %. En revanche, la Mission 30 a révélé un profil d'exécution plus limité, avec des paiements s'établissant à 65,3 milliards de francs CFA sur une enveloppe initiale de 225,2 milliards.Au-delà des chiffres, cette session de contrôle parlementaire a donné lieu à des interpellations franches sur la transparence et l'optimisation des dépenses publiques. Des figures de l'institution, à l'instar de la sixième vice-présidente Huguette Tsono et de la députée Armelle Yembi Yembi, ont souligné la récurrence d'écarts et la faiblesse de certains taux d'absorption, appelant l'Exécutif à redresser ces courbes pour répondre au plus vite aux urgences légitimes des citoyens.
En écho à ces préoccupations, le Président de l'Assemblée nationale a invité l'ensemble des acteurs à s'affranchir de la rhétorique théorique pour embrasser pleinement le pragmatisme impulsé par le Chef de l'État. À travers cette exigence de redevabilité et d'efficacité, la Représentation nationale réaffirme son rôle fondamental dans l'amélioration de la gestion des deniers publics et l'accompagnement des ambitions de développement du pays.
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