Fiscalité, vie chère et gouvernance financière : Gaston Mindoungani appelle à assainir les contrôles et à supprimer la parafiscalité

Dans une prise de parole remarquée sur les antennes télévisées, Gaston Mindoungani, Vice-Président de la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG) en charge du Développement de l'Entrepreneuriat, a livré une analyse sans concession des maux qui entravent le climat des affaires et alimentent la cherté de la vie au Gabon. S'exprimant au nom des acteurs économiques de terrain, le responsable patronal a martelé que pour contenir l'inflation et éviter la hausse continue des prix à la consommation, il est désormais urgent de supprimer la parafiscalité abusive, rappelant avec force l'adage économique selon lequel « trop d'impôt tue l'impôt ».
Au cœur de cette charge figure la dénonciation des dérives constatées lors des contrôles administratifs et fiscaux intempestifs sur le terrain. Tout en reconnaissant la légitimité des vérifications prévues par les textes réglementaires, Gaston Mindoungani a souligné que les lois de la République n'ont jamais vocation à cautionner le rachat de pénalités ou l'extorsion des opérateurs économiques par des agents zélés. Pour mettre un terme à ces pratiques informelles qui étouffent le secteur privé, la FEG préconise la centralisation absolue des paiements : la seule caisse de l'État doit demeurer le Trésor public, avec une interdiction stricte d'effectuer des transactions financières directes entre les entreprises et les contrôleurs en mission.
Cette accumulation de prélèvements anarchiques et d'amendes indues a un impact direct et immédiat sur le panier de la ménagère gabonaise. Comme l'a illustré le dirigeant patronal, lorsqu'un commerçant subit des contrôles successifs et s'acquitte de multiples pénalités informelles, il se voit contraint de répercuter ces coûts cachés sur le consommateur final, soit en augmentant ses prix, soit en réduisant la quantité des denrées de première nécessité, telles que le riz. De la même manière, la gestion des cotisations sociales comme la CNAMGS exige une rigueur renforcée pour garantir que les prélèvements effectués sur les salaires soient effectivement reversés aux organismes de tutelle, évitant ainsi que le « Gabonais lambda » ne soit la première victime des dysfonctionnements de la chaîne de recouvrement. Ces déclarations courageuses du patronat résonnent directement avec les orientations stratégiques du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait de la lutte contre la vie chère et de la moralisation des régies financières un pilier d'action prioritaire de la Vᵉ République.
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