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25 août 2026Libreville
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Société

Franceville : à 13 ans, une adolescente condamnée après la mort accidentelle de sa mère

Par Rédaction GNN·25 août 2026
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Franceville : à 13 ans, une adolescente condamnée après la mort accidentelle de sa mère
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Le Tribunal de première instance de Franceville, siégeant en session criminelle pour enfants, a rendu son verdict dans une affaire particulièrement douloureuse. G.M., âgée de seulement 13 ans au moment des faits, a été reconnue coupable d’homicide involontaire sur sa mère, Esther Diki Nzoghet. Elle écope de 12 mois d’emprisonnement, dont 7 avec sursis, ainsi que d’une amende de 3 millions de francs CFA.

Les faits remontent au 13 juin 2024 à Okondja, dans le département de la Sébé-Brikolo, dans la province du Haut-Ogooué. Ce jour-là, Esther Diki Nzoghet aurait été victime d’un violent malaise après avoir consommé une boisson.

Transportée au Centre médical d’Okondja, elle n’a finalement pas survécu. Une enquête est alors ouverte par la brigade de gendarmerie locale afin de déterminer les circonstances exactes de son décès.

Une boisson qui tourne au drame

Les investigations conduisent rapidement les enquêteurs vers la fille de la victime. Interrogée, G.M. reconnaît avoir introduit du camphre dans la boisson consommée par sa mère.

Selon ses déclarations, l’adolescente ne cherchait pas à provoquer la mort. Elle aurait voulu provoquer le sommeil de sa mère afin de pouvoir sortir durant la nuit sans être soumise à son contrôle.

La jeune fille expliquait notamment être régulièrement réprimandée en raison de ses sorties nocturnes et de sa relation amoureuse. Une intention présentée comme destinée à contourner l’autorité parentale, mais dont les conséquences allaient être tragiques.

Six mois derrière les barreaux

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Après son arrestation, G.M. est placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Franceville. Elle y restera environ six mois, avant de bénéficier d’une liberté provisoire.

Tout au long de la procédure, de l’enquête préliminaire jusqu’à l’audience, l’adolescente aurait maintenu la même version des faits et reconnu les faits qui lui étaient reprochés.

Compte tenu de son très jeune âge, le ministère public a demandé au tribunal de tenir compte de circonstances atténuantes et de faire preuve de clémence.

Son avocat, Maître Yoni Andy Nkum’Enguie, a également reconnu la culpabilité de sa cliente tout en plaidant en faveur du sursis, conformément aux dispositions invoquées de l’article 184 du Code de l’enfant.

Le tribunal requalifie les faits

Au terme des débats, les juges ont finalement retenu la qualification d’homicide involontaire, écartant ainsi une qualification plus sévère.

Le tribunal a condamné G.M. à 12 mois de prison, dont 7 avec sursis, ainsi qu’à une amende de 3 millions de francs CFA.

Au-delà du verdict, cette affaire met en lumière le drame d’une famille brisée et les conséquences potentiellement irréversibles de décisions prises dans l’adolescence. À 13 ans, G.M. se retrouve ainsi confrontée à une réalité judiciaire et familiale particulièrement lourde, après un geste qu’elle disait avoir accompli pour échapper au contrôle parental, mais qui a finalement coûté la vie à sa propre mère.

BGFI

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