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14 oct. 2026Libreville
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Gabon : après son départ du gouvernement, Camélia Ntoutoume Leclercq revient sur son passage à l’Éducation nationale

Par Rédaction GNN·14 octobre 2026
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Gabon : après son départ du gouvernement, Camélia Ntoutoume Leclercq revient sur son passage à l’Éducation nationale
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Écartée du gouvernement lors du remaniement du 11 octobre 2026, Camélia Ntoutoume Leclercq a livré un message de reconnaissance après son départ du ministère de l’Éducation nationale. Si l’ancienne ministre met en avant son engagement au service de l’intérêt général, son passage à la tête de ce département reste marqué par des défis persistants, notamment les effectifs pléthoriques dans les salles de classe, le manque d’enseignants dans certaines disciplines scientifiques et les mouvements de grève.

Quelques jours après son départ du gouvernement, Camélia Ntoutoume Leclercq a choisi de revenir sur son expérience à la tête du ministère de l’Éducation nationale à travers une publication sur sa page Facebook. Dans ce message, l’ancienne membre du gouvernement exprime sa gratitude et rappelle la place qu’elle accorde à l’éducation dans la construction de l’avenir du Gabon.

« Au-delà des fonctions exercées, je garderai le souvenir d’une responsabilité exigeante, d’un engagement au service de l’intérêt général et d’une mission guidée par la conviction que l’éducation demeure l’un des fondements essentiels de la dignité humaine, de la souveraineté nationale et du développement de notre pays », a-t-elle déclaré.

À travers ces mots, l’ancienne ministre présente son passage à la tête de ce département comme une mission exigeante, guidée par la volonté de servir l’intérêt général. Elle souligne également le rôle stratégique de l’école dans la formation des citoyens et le développement national.

Un bilan confronté à des défis persistants

Si Camélia Ntoutoume Leclercq met en avant son engagement, son passage au ministère de l’Éducation nationale, qui s’étend sur plusieurs années, reste sujet à des appréciations contrastées. Parmi les critiques formulées à l’égard de sa gestion figurent la persistance des effectifs pléthoriques dans les établissements publics, l’insuffisance des infrastructures scolaires et le manque d’enseignants dans certaines matières scientifiques.

Ces difficultés constituent des enjeux structurels pour le système éducatif gabonais. Elles pèsent sur les conditions d’apprentissage des élèves et sur la capacité des établissements à répondre à une demande scolaire importante.

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La longue grève des enseignants qui a perturbé le début de l’année scolaire 2026-2027 représente un autre épisode marquant de cette période. Les revendications portaient notamment sur l’amélioration des conditions de vie et de travail des personnels de l’éducation. Cette mobilisation a remis au centre du débat la question du dialogue social et des réponses apportées aux préoccupations du corps enseignant.

Ces éléments nourrissent les interrogations sur les résultats obtenus au cours de son mandat. Toutefois, une évaluation complète de son bilan nécessiterait également de prendre en compte les mesures engagées, les réalisations documentées et les contraintes auxquelles le ministère a été confronté.

Un message de reconnaissance au chef de l’État

Dans sa publication, Camélia Ntoutoume Leclercq n’a pas manqué de remercier le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour la confiance dont elle a bénéficié durant son passage au gouvernement.

« Permettez-moi, Monsieur le Président de la République, de vous renouveler mon profond respect, ma loyauté républicaine et ma reconnaissance pour la confiance témoignée tout au long de ce parcours », a-t-elle souligné.

Son message intervient alors que le remaniement du 11 octobre ouvre une nouvelle séquence pour le ministère de l’Éducation nationale, désormais confié à Jacqueline Ilogue Bignoumba. La nouvelle responsable devra notamment faire face aux attentes des enseignants, aux besoins en infrastructures scolaires et à la nécessité d’améliorer les conditions d’apprentissage.

Au-delà des remerciements de l’ancienne ministre, les défis du secteur éducatif demeurent ainsi au cœur des préoccupations. La continuité du service public, la reprise d’un dialogue social durable et l’amélioration des performances du système scolaire constitueront des enjeux majeurs pour la nouvelle équipe.

BGFI

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