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03 oct. 2026Libreville
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Gabon : le gouvernement annonce un retour à la normale après la tension sur le gasoil

Par Rédaction GNN·03 octobre 2026
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Gabon : le gouvernement annonce un retour à la normale après la tension sur le gasoil
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Depuis le 30 septembre, plusieurs stations-service du Grand Libreville connaissent des tensions dans l’approvisionnement en gasoil. Face à cette situation, le gouvernement a activé des mesures d’urgence afin de préserver les stocks disponibles et d’assurer la continuité de la distribution.

Dans son communiqué du 2 octobre, le ministère du Pétrole et du Gaz attribue cette situation à « une diminution des stocks disponibles au niveau des marketeurs ». Les distributeurs ont, dans plusieurs stations, limité les ventes à 10 000 FCFA par véhicule afin de préserver les volumes disponibles.

Pour faire face à cette tension, les réserves disponibles auprès de la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP) ont été mises à la disposition des distributeurs. Un rationnement temporaire des volumes distribués a également été instauré.

Le ministère du Pétrole et du Gaz précise que « des mesures de gestion et de rationnement temporaire des volumes distribués ont été mises en place afin de préserver les stocks disponibles jusqu’à l’arrivée d’un navire d’importation prévue dans la soirée du samedi 3 octobre ».

Cette cargaison doit permettre de renforcer rapidement les disponibilités sur le marché national. Le ministère annonce ainsi « un retour à la normale de la distribution est ainsi prévu à compter du dimanche 4 octobre ».

Une fragilité structurelle de l’approvisionnement

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Au-delà de l’épisode actuel, cette tension met en lumière la fragilité structurelle du dispositif d’approvisionnement en carburants du Gabon.

Le pays dispose de la Sogara, seule raffinerie nationale, implantée à Port-Gentil depuis 1967. Avec une capacité d’environ 1,2 million de tonnes par an, l’installation ne permet pas de couvrir l’ensemble des besoins du marché national. Une partie des produits pétroliers doit donc être importée.

Le paradoxe d’un pays producteur de pétrole confronté à des tensions sur le carburant s’explique ainsi par une distinction essentielle : produire du pétrole brut ne signifie pas disposer de capacités suffisantes pour produire les carburants consommés localement.

Le gouvernement affirme avoir engagé plusieurs chantiers destinés à réduire cette vulnérabilité. Un accord a notamment été signé en octobre 2025 pour la construction d’une nouvelle raffinerie à Port-Gentil. Des études de modernisation de la Sogara ont également été confiées à Technip Energies en avril 2026, avec notamment la perspective de quatre bacs de stockage supplémentaires. Un audit de la raffinerie a par ailleurs été lancé en août.

La crise actuelle apparaît donc comme un rappel de la nécessité de renforcer les capacités nationales de raffinage et de stockage.

À court terme, l’enjeu est de rétablir l’approvisionnement dans les stations du Grand Libreville. À plus long terme, le défi consiste à rendre le système moins dépendant des importations et moins exposé aux aléas des marchés internationaux.

Pour l’heure, le gouvernement table sur l’arrivée du navire annoncée pour ce samedi et sur un retour à la normale à compter du dimanche 4 octobre.

BGFI

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