Ghana : vendre ou prêcher dans les bus peut désormais coûter jusqu’à huit mois de prison

Au Ghana, les autorités durcissent les règles applicables dans les transports en commun. La vente ambulante, la sollicitation d’argent et la prédication à bord des bus sont désormais davantage encadrées, avec des sanctions pouvant aller jusqu’à huit mois d’emprisonnement pour les contrevenants.
Dans les bus ghanéens, certaines habitudes pourraient désormais appartenir au passé. Les autorités ont décidé de renforcer l’encadrement des activités pratiquées à bord des transports publics, notamment celles des vendeurs ambulants et des personnes qui profitent des trajets pour prêcher ou solliciter directement les passagers.
La nouvelle réglementation prévoit des sanctions pouvant atteindre huit mois de prison pour les personnes qui ne respecteraient pas les règles établies.
Préserver la tranquillité des passagers
À travers cette mesure, les autorités cherchent notamment à maintenir l’ordre et la tranquillité dans les transports collectifs. Les bus constituent des espaces partagés où les passagers doivent pouvoir effectuer leurs déplacements dans des conditions sereines.
La présence régulière de vendeurs proposant différents produits, de personnes sollicitant de l’argent ou encore de prédicateurs s’adressant directement aux voyageurs a ainsi conduit à un renforcement de la réglementation.
L’objectif affiché est de mieux encadrer ces pratiques et de limiter les comportements susceptibles de perturber le déroulement normal des trajets.
Entre commerce informel et liberté de prédication
Si la mesure répond à des préoccupations liées à l’organisation et à la sécurité dans les transports, elle pourrait également avoir des conséquences pour certaines catégories de personnes.
Pour des petits commerçants, les transports en commun constituent en effet un moyen de toucher directement une clientèle potentielle. Une réglementation plus stricte pourrait donc compliquer certaines formes de commerce informel.
La prédication dans les bus soulève, elle, une autre question : celle de l’équilibre entre la tranquillité des passagers et la liberté d’expression religieuse dans les espaces publics.
Une nouvelle limite dans les transports publics
Avec ce durcissement, le Ghana entend ainsi établir des règles plus claires sur ce qui peut être fait à bord des transports collectifs.
La mesure place désormais vendeurs, solliciteurs et prédicateurs face à un cadre plus contraignant. Elle traduit surtout la volonté des autorités de faire des transports publics des espaces davantage réglementés, où la liberté d’exercer une activité doit désormais composer avec le droit des passagers à voyager dans le calme et la sécurité.
Reste à voir comment ces nouvelles dispositions seront appliquées sur le terrain et quelles seront leurs conséquences pour les activités informelles qui se sont progressivement installées dans les transports en commun.
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