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Insécurité juvénile à Port-Gentil : le démantèlement d’un duo de coupeurs de route met en lumière la dérive de la jeunesse déscolarisée

Par SENA POUBA·15 octobre 2026
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Insécurité juvénile à Port-Gentil : le démantèlement d’un duo de coupeurs de route met en lumière la dérive de la jeunesse déscolarisée
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Le climat sécuritaire dans la capitale économique gabonaise fait face à la recrudescence d’une délinquance juvénile de plus en plus audacieuse. Les éléments des forces de police de Port-Gentil ont récemment mis hors d'état de nuire un duo de jeunes individus, tous deux âgés de 17 ans et anciens élèves exclus du système scolaire en classe de sixième au lycée Joseph Ambouroue Avaro. Spécialisés dans le braquage à l'arme blanche, ces mineurs ciblaient en priorité les élèves au sortir des cours ainsi que les passants isolés pour les dépouiller de leurs téléphones portables et de leurs effets personnels, écumant les abords des axes routiers et désertant leurs domiciles familiaux.

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Le mode opératoire de ces coupeurs de route, agissant sous les pseudonymes de « Wilstène » alias Le Magas et « Mbekombi » alias Lasaite, témoignait d'un cynisme et d'une organisation bien rodés. Interpellés à la suite de plaintes répétées de riverains et de victimes, les deux adolescents ont reconnu les faits lors de leur exploitation par les officiers de police judiciaire, admettant s'en prendre aux usagers de la voie publique à l'aide de couteaux et de ciseaux de grande dimension. Leur arrestation a permis de saisir le matériel servant à leurs méfaits ainsi que les objets de la rapine, mettant fin à une série d'agressions qui semait la psychose dans les quartiers de la ville.

Au-delà du fait divers judiciaire qui conduit les deux mineurs vers la case de la prison centrale de Port-Gentil pour répondre de vol qualifié avec usage d'arme blanche, cette affaire met en lumière la responsabilité partagée face à la dérive de la jeunesse désœuvrée. Entre déscolarisation précoce, précarité des conditions de vie et défaillance du contrôle parental, le phénomène pose avec acuité la question de l'encadrement social des mineurs dans les centres urbains. Pour les autorités locales et les éducateurs, la réponse répressive des tribunaux ne saurait suffire sans une politique globale de prévention et de réinsertion ciblant la jeunesse en rupture de ban.

BGFI

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