GnextNews
11 oct. 2026Libreville
CREATI
Société

Le cri d’alarme d'Honorine Ngou : face à la dérive de l'incurie et du travail, l'avertissement aux Gabonais

Par SENA POUBA·11 octobre 2026
Partager :
Le cri d’alarme d'Honorine Ngou : face à la dérive de l'incurie et du travail, l'avertissement aux Gabonais
CREATIGA

La sortie pour le moins cinglante de l'universitaire à la retraite Honorine Ngou relance avec une acuité troublante le débat sur la culture du travail et la place des nationaux face à la main-d'œuvre étrangère au Gabon. Témoin incrédule, dès sept heures du matin, de scènes de consommation d'alcool dans les marchés de Nzeng Ayong tandis que des commerçants étrangers s'activaient activement au déchargement des vivres, l'enseignante a exprimé un désarroi profond face à ce qu'elle qualifie de déperdition sociale.

CANAL

Un constat amer qu'elle a également étendu au Woleu-Ntem, où l'exécution des travaux champêtres, à l'instar de la récolte de son manioc lors du passage de la Première Dame Zita Oligui Nguema, a dû être confiée à des Burkinabè rémunérés en conséquence, en raison de l'inertie des autochtones.À travers ce réquisitoire sans concession, Honorine Ngou pointe du doigt un paradoxe économique et social qui fragilise l'avenir des Gabonais sur leur propre sol. Entre posture contestataire, critique stérile et abandon des secteurs productifs au profit de l'informel ou de l'oisiveté, l'auteure met en garde ses compatriotes contre le risque de devenir marginalisés économiquement.

Son appel vibrant à embrasser la culture de l'effort et à réhabiliter la valeur du travail manuel à tous les niveaux résonne comme un sursaut salutaire pour éviter une dépendance structurelle durable, sous peine de voir les citoyens se transformer en étrangers sur leur propre territoire.

BGFI

À lire aussi