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Libreville - Lambaréné: prêt de 10 mille FCFA à débourser «en coca pour saluer le képi du chef à chaque poste de contrôle»

Par SENA POUBA·02 novembre 2026
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Libreville - Lambaréné: prêt de 10 mille FCFA à débourser «en coca pour saluer le képi du chef à chaque poste de contrôle»
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Alors que le Gouvernement a fait de l'assainissement de la gouvernance routière et de la libre circulation des personnes et des biens des piliers cardinaux de sa politique de restauration des institutions, des pratiques déviantes persistent sur certains tronçons nationaux. En dépit de l'interdiction formelle du rackettage édictée par le Sommet de l'État et le Commandement des Forces de Défense et de Sécurité, des usagers du réseau routier reliant Libreville à Lambaréné dénoncent la perpétuation de prélèvements informels systématiques aux barrages de contrôle, contraignant les conducteurs à débourser des sommes indues sous couvert de gratifications symboliques.

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Cette persistance de tracasseries routières contredit directement les directives fermes du Président de la République, Chef de l'État , Brice Clotaire Oligui Nguema, qui exige de l'ensemble des agents d'application de la loi une exemplarité irréprochable et le respect scrupuleux des droits des citoyens. Les contrôles routiers doivent se limiter strictement à la vérification de la conformité des pièces afférentes aux véhicules, à la sécurité des passagers et au maintien de l'ordre public, sans constituer une charge financière indue pour les transporteurs et les ménages. Or constat fait, les usagers déboursent désormais jusqu'à 8 000 FCFA sur ce tronçon au lieu des 6 000 voire 5 000 FCFA jadis.

« Entre la police et la gendarmerie, Il faut avoir de la petite monnaie sur soi-même pour payer le droit de passage. Parfois 2 mille parfois 1000 FCFA. On paie à chaque poste de contrôle. Donc près de 10 000 FCFA», explique un chauffeur bien habitué du tronçon.Afin de préserver la crédibilité de l'action publique et de protéger l'activité économique le long des corridors routiers, les autorités compétentes sont appelées à renforcer les mécanismes de contrôle interne et d'inspection au sein des unités déployées sur le terrain. Sous la Vᵉ République, la lutte contre la corruption sous toutes ses formes demeure un principe non négociable, garant de la restauration de la confiance entre la population et les forces républicaines.

BGFI

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