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Manganèse : le Gabon investit 116,7 milliards FCFA dans un complexe à M’Bembélé

Par Rédaction GNN·06 novembre 2026
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Manganèse : le Gabon investit 116,7 milliards FCFA dans un complexe à M’Bembélé
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Le Gabon accélère sa stratégie de transformation locale de ses ressources minières. Un mémorandum d’entente a été signé le 6 novembre 2026 en Chine avec South Manganese Investment Limited, en vue du développement d’un complexe métallurgique à M’Bembélé, dans la région de Ndjolé. Estimé à 116,7 milliards de FCFA, ce projet prévoit une capacité initiale de production de 180 000 tonnes de produits métallurgiques par an, avec une montée en puissance annoncée à plus d’un million de tonnes à l’horizon 2030.

Le projet de transformation industrielle du manganèse gabonais franchit une nouvelle étape. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Transformation, Emmanuel Eyeghe Nze, a annoncé, le 6 novembre 2026, la signature d’un mémorandum d’entente avec Zhang He, président du conseil d’administration de South Manganese Investment Limited.

Cet accord porte sur le développement d’un complexe métallurgique intégré destiné à transformer localement le minerai extrait à M’Bembélé, dans la région de Ndjolé.

Évalué à 116,7 milliards de FCFA, cet investissement donne une nouvelle dimension aux discussions engagées avec les responsables de CICMHZ, filiale gabonaise du groupe chinois, précédemment reçus par les autorités gabonaises. Pour Libreville, cette signature constitue une étape supplémentaire dans la concrétisation de sa politique de valorisation industrielle des ressources naturelles.

Une capacité de production appelée à dépasser un million de tonnes en 2030

Dans sa première phase, le complexe métallurgique devrait disposer d’une capacité annuelle de production de 180 000 tonnes de produits métallurgiques. Selon les projections présentées, cette capacité devrait ensuite augmenter progressivement pour dépasser le million de tonnes par an à l’horizon 2030.

Au-delà des volumes annoncés, le projet présente plusieurs enjeux économiques pour le Gabon. Sa réalisation pourrait notamment favoriser la création d’emplois, le transfert de compétences et le développement de nouvelles activités industrielles autour de la transformation du manganèse.

L’ambition est de faire évoluer progressivement le modèle économique minier, en accordant une place plus importante aux activités de transformation sur le territoire national. Une orientation qui permettrait au pays de capter davantage de valeur ajoutée à partir de ses ressources naturelles.

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Transformation locale : le cap fixé à 2029

La signature de ce mémorandum s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à réduire progressivement l’exportation des matières premières à l’état brut. Le manganèse, ressource stratégique de l’économie gabonaise, occupe une place centrale dans cette orientation.

À ce sujet, Emmanuel Eyeghe Nze a rappelé la volonté des autorités de : « Faire du Gabon un pays qui ne se contente plus d’extraire et d’exporter ses ressources naturelles, mais qui les transforme davantage sur son propre territoire ».

Portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette politique fixe notamment à 2029 une échéance pour accélérer la transformation locale des ressources stratégiques, dont le manganèse.

M’Bembélé, un nouveau test pour l’industrialisation du Gabon

Avec un investissement annoncé de 116,7 milliards de FCFA et une capacité de production appelée à dépasser le million de tonnes annuelles à l’horizon 2030, le projet de M’Bembélé représente un enjeu important pour les ambitions industrielles du pays.

Toutefois, la signature du mémorandum d’entente constitue une étape préparatoire. La concrétisation du projet dépendra désormais de la mise en œuvre des engagements, du calendrier de réalisation et du démarrage effectif des activités industrielles.

Pour le Gabon, l’enjeu dépasse la seule exploitation du manganèse. Il s’agit de transformer son potentiel minier en capacités productives, en emplois et en richesse créée localement. M’Bembélé pourrait ainsi devenir l’un des marqueurs de cette nouvelle orientation économique.

BGFI

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