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21 sept. 2026Libreville
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Économie

Poulet de chair : le Gabon face au défi de produire localement ce qu’il importe massivement

Par Rédaction GNN·21 septembre 2026
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Poulet de chair : le Gabon face au défi de produire localement ce qu’il importe massivement
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L’interdiction programmée des importations de poulet de chair au 1er janvier 2027 place la filière avicole gabonaise devant un défi majeur : augmenter rapidement la production nationale pour répondre à une demande aujourd’hui largement couverte par les importations.

La décision gouvernementale, annoncée le 30 mai 2025, doit marquer une nouvelle étape dans la politique de développement de l’aviculture locale. Mais les chiffres disponibles illustrent l’ampleur du chantier.

Selon les données de la FAO rapportées dans le document, le Gabon a importé en moyenne 74 319 tonnes de poulet par an entre 2020 et 2024, tandis que la production locale moyenne s’établissait à seulement 4 150 tonnes.

En 2024, la facture des importations aurait atteint 104 millions de dollars, selon African Leadership Magazine.

Le modèle sénégalais comme référence

Pour préparer la transition, les autorités gabonaises cherchent notamment à s’inspirer d’expériences étrangères. Une mission ministérielle effectuée à Dakar en mars 2026 s’est intéressée à l’organisation de la filière avicole sénégalaise et aux mécanismes d’accompagnement technique et de structuration de la production.

Le Sénégal est présenté comme l’une des références étudiées par Libreville. Le pays a interdit les importations de poulet depuis 2005 et développé sa production locale au cours des années suivantes.

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Au Gabon, la préparation de la filière figurait déjà parmi les priorités du ministère de l’Agriculture en décembre 2025, notamment à travers un travail avec le Groupement d’intérêt avicole.

Une transition qui nécessite de renforcer la production

La future interdiction ne constitue donc pas seulement une mesure commerciale. Elle suppose également que la filière nationale puisse progressivement prendre le relais des importations.

Cela implique de renforcer les capacités de production, d’améliorer l’organisation de la filière et de disposer de mécanismes d’accompagnement adaptés aux acteurs locaux.

Les arriérés du Gabon auprès de l’OMC

Parallèlement au dossier avicole, le Conseil des ministres du 18 septembre a fait état d’arriérés du Gabon auprès de l’OMC, évalués à 228 997 francs suisses, soit environ 164 millions de FCFA.

Selon le communiqué, ces impayés restreignent l’accès de la Mission permanente du Gabon aux documents et informations de l’Organisation. Les règles financières de l’OMC prévoient des mesures administratives pour les membres présentant des arriérés depuis au moins un an, avec des possibilités de suspension dans le cadre d’un plan de paiement.

À l’approche du 1er janvier 2027, Libreville doit donc avancer simultanément sur deux fronts : préparer la montée en puissance de sa filière avicole et régulariser sa situation financière auprès de l’organisation qui encadre le commerce multilatéral.

BGFI

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