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21 sept. 2026Libreville
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Économie

Poulet de chair : le Gabon prépare sa défense face à la démarche américaine auprès de l’OMC

Par Rédaction GNN·21 septembre 2026
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Poulet de chair : le Gabon prépare sa défense face à la démarche américaine auprès de l’OMC
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À trois mois de l’entrée en vigueur annoncée de l’interdiction des importations de poulet de chair, Libreville doit désormais préparer sa réponse à une démarche américaine auprès de l’Organisation mondiale du commerce. Le gouvernement gabonais entend défendre sa décision tout en privilégiant la voie diplomatique pour éviter un contentieux commercial.

Le dossier était à l’ordre du jour du Conseil des ministres réuni le 18 septembre à Port-Gentil. Le gouvernement a pris acte de la démarche des États-Unis et prévoit l’élaboration d’une stratégie nationale destinée à « prévenir tout contentieux commercial » et à préserver les intérêts économiques du Gabon.

Le communiqué du Conseil des ministres ne précise toutefois ni l’instance de l’OMC concernée, ni la date à laquelle la démarche américaine aurait été engagée, ni les arguments avancés par Washington.

Libreville veut s’appuyer sur les règles de l’OMC

Face à cette situation, le Gabon entend défendre sa politique en s’appuyant sur les exceptions prévues par les accords de l’Organisation mondiale du commerce, tout en maintenant le dialogue diplomatique avec les États-Unis.

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L’enjeu est d’autant plus important que l’échéance du 1er janvier 2027 approche. À cette date, le gouvernement prévoit de mettre fin aux importations de poulet de chair dans le cadre de sa politique de développement de la production avicole nationale.

La mesure avait été annoncée le 30 mai 2025, avec un délai de 18 mois accordé aux acteurs de la filière pour se préparer.

Un dossier encore entouré de plusieurs inconnues

À un peu plus de trois mois de l’échéance, plusieurs éléments restent à préciser. Les autorités gabonaises n’ont pas encore détaillé le calendrier des échanges avec la partie américaine, les dispositions précises des accords de l’OMC qu’elles comptent invoquer ou encore les modalités de la stratégie nationale annoncée.

Cette situation place désormais le dossier avicole à la croisée des politiques agricole, commerciale et diplomatique du Gabon.

Pour Libreville, l’objectif affiché est de parvenir à défendre sa politique de soutien à la production nationale tout en limitant le risque d’une procédure commerciale devant les instances multilatérales.

BGFI

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