Souveraineté économique : la transformation locale des ressources minières et industrielles plus que jamais obligatoire

Dans la ligne droite des orientations économiques fixées lors du Conseil des ministres, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a martelé une exigence de rupture : la diversification de l'économie nationale par la transformation locale des ressources naturelles n'est plus une option, mais une obligation absolue. Le chef de l'État entend mettre un terme définitif au modèle extractif colonial basé sur l'exportation brute des matières premières sans valeur ajoutée locale, un schéma qui a trop longtemps privé le pays de retombées socio-économiques durables.
Pour matérialiser cette doctrine de souveraineté, le président a donné des instructions fermes au Gouvernement, et plus particulièrement aux ministres en charge de l'Industrie et des Mines. Il leur incombe désormais d'amener les opérateurs économiques privés et les grands partenaires industriels à restructurer en profondeur leurs modèles d'affaires, en intégrant impérativement l'industrialisation sur le sol gabonais dans les stratégies de développement de leurs groupes respectifs. Le sommet de l'État rappelle ainsi avec force que le Gabon regorge de richesses naturelles exceptionnelles — qu'il s'agisse du minerai de manganèse, des ressources minières émergentes ou des filières agricoles et forestières — et que celles-ci doivent désormais être converties en véritables richesses nationales au bénéfice direct des populations.
Cette orientation stratégique vise à créer un tissu industriel dense, à générer des milliers d'emplois qualifiés pour la jeunesse et à renforcer la résilience de nos finances publiques face aux chocs extérieurs. Cette injonction présidentielle constitue une mise en demeure pour les entreprises du secteur extractif et industriel implantées au Gabon, qui doivent promptement aligner leurs plans d'investissements sur les priorités du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD). La capacité du ministère des Mines et du ministère de l'Industrie à imposer ce nouveau cahier des charges aux multinationales sera rigoureusement observée par l'opinion publique et le chef de l'État, qui font de cette transformation industrielle le pilier central de la Vᵉ République.
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