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10 sept. 2026Libreville
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Tribunal de Franceville : Deux employés de Gabon Mining à la barre pour harcèlement sexuel présumé

Par SENA POUBA·10 septembre 2026
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Tribunal de Franceville : Deux employés de Gabon Mining à la barre pour harcèlement sexuel présumé
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La justice gabonaise s’est saisie d’un dossier sensible qui met en lumière les dérives inacceptables parfois constatées dans le milieu professionnel. Deux ressortissants indiens, salariés de la société Gabon Mining, ont comparu ce mardi 8 septembre devant le Tribunal de première instance de Franceville. Ils répondent d’accusations de harcèlement sexuel formulées par une employée gabonaise de l'entreprise, bien décidée à obtenir réparation après avoir essuyé des sollicitations insistantes suivies, selon ses dires, d'une rupture abusive de son contrat de travail.

Les investigations menées par l'antenne provinciale de la police judiciaire du Haut-Ogooué lèvent le voile sur un climat délétère au sein de la structure minière. La plaignante soutient que son refus catégorique face aux avances des mis en cause lui a immédiatement valu une mise à l'écart professionnelle. Au-delà de son cas personnel, la jeune femme a jeté un pavé dans la mare en alertant sur l'existence présumée d'un système d'omerta. « Je ne suis pas la seule victime de harcèlement sexuel dans l’entreprise, il y a d’autres femmes qui ont peur de dénoncer cette pratique, au risque de perdre leur emploi », aurait-elle ainsi confié aux enquêteurs, soulignant la précarité qui musèle d'autres potentielles victimes.

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Le transfert des éléments recueillis par la police judiciaire vers la barre des magistrats marque le point de départ d'un procès très attendu qui teste la fermeté de l'institution judiciaire face aux abus de pouvoir en milieu professionnel. Cette affaire réactive avec acuité la question cruciale de la protection des travailleuses face au chantage à l'emploi et aux pressions hiérarchiques. Les débats contradictoires ouverts dans la capitale du Haut-Ogooué devront décortiquer les faits avec minutie pour démêler le vrai du faux.

En attendant le verdict de la juridiction compétente, les deux ressortissants étrangers impliqués continuent de bénéficier de la présomption d'innocence. Quelle que soit l'issue de ce procès, cette audience a le mérite de briser le silence autour des violences basées sur le genre en milieu professionnel au Gabon. Elle rappelle aux employeurs l'impérieux devoir de garantir des espaces de travail sains, sécurisés et respectueux de la dignité humaine.

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