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Société

Ultimatum de la Cour des comptes : 10 ans de prison ferme pour les débiteurs de l'État récalcitrants au 7 octobre

Par SENA POUBA·14 septembre 2026
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Ultimatum de la Cour des comptes : 10 ans de prison ferme pour les débiteurs de l'État récalcitrants au 7 octobre
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Les débiteurs de l’État récalcitrants disposent d’un couperet final fixé au 7 octobre pour s'acquitter intégralement de leurs dettes, sous peine d'être traduits sans autre forme de procès devant la Cour criminelle spéciale et d'encourir une peine de 10 ans d’emprisonnement ferme. Pour marquer cette volonté implacable de transparence et de recouvrement, l'institution de contrôle a rendu public un recueil exhaustif contenant l'ensemble des arrêts, les identités des personnes physiques et morales épinglées ainsi que les montants précis en jeu. Comme l'a souligné le Premier Président de la Cour des comptes, Alex Euv Moutsiangou, cette démarche vise à placer ces informations stratégiques directement à la disposition de tous les citoyens.

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Cette traque financière menée par la juridiction financière ne s'arrête pas aux frontières de la vie terrestre, puisqu'elle étend sa rigueur procédurale aux successions et aux patrimoines légués. Les conjoints survivants et les enfants se trouvent désormais dans l'obligation légale de répondre financièrement des faits ou des torts pécuniaires causés par le défunt au détriment des deniers publics. Une épée de Damoclès qui pousse les magistrats à recommander aux ayants droit d'agir avec célérité pour solder ces passifs, évitant ainsi que l'État ne finisse par se retourner directement contre les descendants.

L'offensive implacable menée par la Cour des comptes redéfinit ainsi les contours de la redevabilité au Gabon, marquant la fin de l'impunité pour les mauvais payeurs et les gestionnaires indélicats. En exposant publiquement les noms et les montants détournés, l'institution brandit un avertissement sans frais pour l'ensemble des acteurs de la vie économique et administrative nationale. L'échéance du 7 octobre s'annonce dès lors comme un test décisif pour mesurer la capacité de l'État à récupérer ses biens et à restaurer l'intégrité de ses finances publiques.

BGFI

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