Contrairement à une version longtemps relayée dans l’opinion publique, l’absence de Jean-Noël Amonome de la sélection nationale n’aurait jamais été liée à un quelconque problème administratif, ni à un supposé rattachement sportif à la Côte d’Ivoire. Selon des informations concordantes recueillies auprès de sources proches du dossier, le statut du joueur était parfaitement régularisé, tant au niveau national qu’international.
En effet, le dossier administratif de Jean-Noël Amonome était complet, validé et définitivement verrouillé par la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération internationale de football association (FIFA). Le gardien disposait d’un certificat de nationalité gabonaise, d’un passeport en règle et de documents officiels déjà utilisés en compétition, notamment lors de sa participation à la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Aucun obstacle juridique ou fédéral ne subsistait donc quant à son éligibilité.
Un fait majeur vient toutefois éclairer cette affaire sous un autre angle. Thierry Mouyouma, alors entraîneur des Panthères du Gabon, aurait été lui-même à l’origine du processus de naturalisation du joueur, participant activement à la régularisation de ses documents administratifs. Une implication qui rend d’autant plus surprenante la justification ultérieure avancée publiquement autour d’un prétendu « souci administratif ».
Selon des informations confirmées par Panthères Inside à l’issue d’échanges directs avec le joueur, un conflit extra-sportif serait intervenu par la suite entre Jean-Noël Amonome et le sélectionneur. Ce différend serait lié à l’agence de joueurs de Thierry Mouyouma, que le gardien aurait refusé de rejoindre. À partir de ce refus, la relation entre les deux hommes se serait détériorée.
Dès lors, l’argument administratif invoqué pour expliquer l’éviction du joueur ne tiendrait plus. Un dossier juridiquement bétonné et administrativement clos ne pouvait raisonnablement constituer un frein à sa sélection. L’exclusion de Jean-Noël Amonome relèverait ainsi d’un mécanisme extra-sportif, conditionné à un engagement contractuel que le joueur n’a pas souhaité accepter.
Cette révélation relance le débat sur la gestion de la sélection nationale et sur la frontière parfois floue entre intérêts sportifs et considérations personnelles. Une affaire qui, au-delà du cas Amonome, pose la question de la transparence et de l’éthique dans le football gabonais.



