Gouvernance et héritage politique : le gouvernement renvoie l’opposition à son bilan

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Lors d’une conférence de presse tenue le 8 mars, le ministre gabonais de la Communication, Germain Biahodjow, a vivement contesté les critiques formulées par plusieurs figures de l’opposition réunies au sein de la Coalition pour la Nouvelle République.

Ces formations, parmi lesquelles REAGIR et Ensemble pour le Gabon, dirigé par l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, avaient dressé la veille un bilan critique de la situation nationale.

Mais pour le gouvernement, ces critiques doivent être replacées dans leur contexte politique.

Germain Biahodjow a notamment pointé le rôle de certains responsables politiques qui occupaient des fonctions importantes sous l’ancien président Ali Bongo Ondimba.

Selon lui, les difficultés économiques, sociales et infrastructurelles dénoncées aujourd’hui trouvent leur origine dans plusieurs décennies de gouvernance antérieure.

Le ministre a particulièrement évoqué la période durant laquelle Alain-Claude Bilie-By-Nze occupait les fonctions de Premier ministre, estimant que certains problèmes structurels du pays se sont accentués durant cette phase.

Parmi les sujets évoqués figure la question récurrente de l’accès à l’eau et à l’électricité, régulièrement dénoncée par l’opposition.

Pour le gouvernement, ces difficultés ne sont pas apparues sous la transition actuelle. « Ces problèmes datent d’au moins vingt ans », a affirmé le ministre, rappelant que les autorités actuelles ont engagé plusieurs réformes pour améliorer la gestion des services publics.

Parmi celles-ci figurent l’ouverture progressive du secteur à la concurrence et les initiatives visant à assainir la gestion de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon.

Malgré la fermeté de son propos, le ministre a également appelé les acteurs politiques à privilégier un climat de dialogue et de responsabilité.

Selon lui, la priorité doit rester la résolution des préoccupations concrètes des populations dans un esprit de paix et de respect.

Cette approche s’inscrit dans la ligne politique défendue par le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui met en avant la recherche d’une « haute inclusion nationale » pour accompagner les réformes engagées depuis 2023.

Dans un contexte politique encore marqué par les recompositions issues de la transition, ces échanges illustrent la persistance d’un débat intense autour du bilan de l’ancien régime et des orientations de la gouvernance actuelle.

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