Le président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé de mettre fin aux fonctions du Français Jean‑Charles Solon, qui dirigeait depuis plus d’une décennie le système stratégique d’interception des communications de la présidence.
L’information, révélée par Africa Intelligence le 13 mars 2026, indique que le chef de l’État a reçu l’expert français le 10 mars à Libreville afin de lui notifier officiellement la fin de sa mission.
Cette décision marque une étape importante dans la réorganisation du dispositif sécuritaire et du renseignement au sommet de l’État.
Pour succéder à Jean-Charles Solon, le président gabonais a choisi le général Bernard Gnamankala, figure bien connue de l’appareil sécuritaire national.
Officier supérieur de police, ce dernier possède une longue expérience dans les services de renseignement. Il a notamment dirigé la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI), structure stratégique chargée de collecter et centraliser les informations relatives à la sécurité du territoire et des institutions.
Avant cette fonction, il avait également occupé le poste de secrétaire permanent adjoint du Conseil national de sécurité du Gabon, confirmant un parcours largement consacré aux questions de sécurité et de renseignement.
Durant la transition ouverte après la prise de pouvoir du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), Bernard Gnamankala est resté une figure influente de l’appareil sécuritaire.
Il a dirigé la DGDI jusqu’en mars 2026, avant d’être remplacé par le colonel Théophile Ndounda Leboussi.
Fils de l’ancien patron des services de renseignement Laurent Nguetsara sous la présidence de Omar Bongo, Bernard Gnamankala incarne une certaine continuité dans les cercles sécuritaires du pays.
Formé à l’international, il est également diplômé de la FBI National Academy aux États-Unis et a suivi des formations spécialisées auprès de la Direction générale de la sécurité intérieure.
En prenant la direction du dispositif d’interception de la présidence, il devra désormais piloter l’un des outils technologiques les plus sensibles de l’appareil d’État gabonais.



