Le débat démocratique repose sur un principe simple : accepter le verdict des urnes. Pourtant, les récentes déclarations de Albert Ondo Ossa semblent introduire une lecture plus sélective.
D’un côté, il se présente comme défenseur de la démocratie. De l’autre, il remet en cause des processus pourtant actés : un référendum constitutionnel et une élection présidentielle organisés durant la Transition gabonaise. Deux moments distincts où le peuple du Gabon s’est exprimé.
Dès lors, une interrogation s’impose : la démocratie est-elle valide uniquement lorsque les résultats correspondent aux attentes de certains acteurs politiques ?
En affirmant que le vote des Gabonais « ne compte pas », l’opposant prend le risque d’apparaître en contradiction avec les principes qu’il revendique. Car rejeter l’expression populaire revient, de fait, à disqualifier la souveraineté même du peuple.
Pendant que le pays avance dans la construction de sa Ve République, sous l’impulsion de Brice Clotaire Oligui Nguema, ce type de positionnement alimente un malaise : celui d’une démocratie invoquée, mais difficilement acceptée lorsqu’elle échappe à son promoteur.



