Au 30 avril 2026, le programme national de déploiement des clôtures électriques mobiles affiche un bilan opérationnel particulièrement éloquent dans la lutte contre le conflit homme-éléphant. Avec 2 446 dispositifs désormais installés à travers les neuf provinces du pays, le maillage territorial s’intensifie pour protéger les zones de cultures les plus exposées. Cette initiative technologique ne se contente pas de préserver la biodiversité ; elle s’affirme comme un levier de stabilité pour l’agriculture villageoise, permettant aux planteurs de sécuriser leurs récoltes contre les incursions dévastatrices de la faune sauvage.
L’impact social de ce programme est massif, avec 39 248 personnes directement touchées par ces mesures de protection à l’échelle nationale. En sécurisant les moyens de subsistance des communautés rurales, l’État gabonais et ses partenaires, tels que Space for Giants, répondent à une urgence alimentaire et économique majeure. Ce dispositif permet de restaurer la sérénité au sein des ménages agricoles, garantissant que le travail de la terre profite réellement aux populations locales, tout en favorisant une coexistence plus harmonieuse avec les éléphants de forêt.
L’efficacité technique de ces clôtures mobiles constitue le socle de la réussite de cette stratégie, avec un taux de réussite impressionnant de 93 % face aux tentatives d’intrusion. Au total, ce sont 1 922 échecs d’intrusions de pachydermes qui ont été formellement signalés, témoignant de la fiabilité du matériel installé sur le terrain. Ces chiffres prouvent que l’innovation technologique, lorsqu’elle est adaptée au contexte forestier gabonais, offre une réponse concrète et immédiate aux menaces pesant sur la souveraineté alimentaire des zones rurales.
Enfin, l’engouement suscité par ces résultats se traduit par une demande croissante émanant des populations non encore couvertes. À ce jour, 2 391 nouvelles demandes d’installations ont été officiellement enregistrées, soulignant la confiance des citoyens envers ce mécanisme de protection. Pour les autorités, ce flux de sollicitations dessine la feuille de route des prochains mois, confirmant que le « dividende social » passe aussi par la sécurisation des plantations. Le défi consiste désormais à maintenir cette cadence de déploiement pour que chaque agriculteur gabonais puisse cultiver en paix, à l’abri des conflits avec la grande faune.



