Jeux de hasard et d’argent : L’État gabonais siffle la fin de l’anarchie, Adrien NGUEMA MBA auditionné

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C’est un texte d’une importance capitale pour la souveraineté économique du pays qui vient de franchir une étape décisive au Palais Léon Mba. Les députés membres de la Commission de la Planification, des Affaires économiques, de la Production et du Développement, sous l’égide rigoureuse de leur présidente, Chantal MYBOTO épouse GONDJOUT, ont auditionné le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien NGUEMA MBA. Venu défendre le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°0010/PR/2025 du 30 décembre 2025, le membre du Gouvernement a exposé les contours d’une réforme d’envergure qui entend réorganiser de fond en comble le secteur des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République gabonaise, avec en ligne de mire la consécration du monopole exclusif de l’État.

Cette offensive législative, solidement ancrée dans les dispositions des articles 94 et 99 de la Constitution, répond à une nécessité impérieuse née de l’évaluation lucide d’un secteur en pleine mutation. Le ministre NGUEMA MBA a exposé aux élus le constat alarmant du développement exponentiel des technologies numériques, lequel a favorisé l’expansion incontrôlée des plateformes de jeux en ligne et une explosion des flux financiers parallèles. Face à cette dématérialisation des mises, le dispositif juridique existant a révélé ses profondes limites, se montrant obsolète pour assurer la traçabilité des opérations, le contrôle rigoureux des opérateurs ou la sécurisation légitime des recettes fiscales destinées au Trésor public.

Au-delà des stricts enjeux budgétaires, le patron de l’Intérieur a brandi des impératifs de sécurité nationale et d’ordre public pour justifier cette reprise en main par la puissance publique. L’essor sauvage de plateformes numériques hébergées à l’étranger expose en effet le Gabon à des périls majeurs tels que la fraude systémique, le blanchiment de capitaux et une évasion fiscale de grande ampleur qui prive la nation de ses propres richesses. Plus grave encore, la vulnérabilité des populations, et particulièrement celle des mineurs livrés sans protection aux algorithmes addictifs de ces géants virtuels, exigeait une barrière légale pour endiguer les drames sociaux liés aux pratiques excessives des jeux d’argent.

En choisissant la voie de la réappropriation totale de cette industrie, l’État gabonais affirme sa volonté politique de neutraliser toute activité souterraine contraire aux intérêts de la patrie tout en transformant ce secteur en un puissant levier de développement. Cette réglementation modernisée ne se contentera pas de moraliser le milieu, elle optimisera de façon inédite la contribution de l’exploitation des jeux aux ressources publiques tout en favorisant l’extension du bassin d’emplois locaux. À travers cette réforme courageuse, la représentation nationale et le Gouvernement scellent un pacte de responsabilité, garantissant que l’argent du jeu serve désormais l’intérêt général et la prospérité économique de la nation.

 

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