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14 sept. 2026Libreville
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Paris : l’État gabonais clarifie sa position dans le dossier des « biens mal acquis » et priorise la restitution des fonds publics

Par SENA POUBA·14 septembre 2026
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Paris : l’État gabonais clarifie sa position dans le dossier des « biens mal acquis » et priorise la restitution des fonds publics
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Au cœur de la procédure judiciaire française relative aux « biens mal acquis », l’État gabonais a tenu à lever toute ambiguïté sur sa démarche. Par la voix de son conseil, Me Vivien Patrice Makaga-Péa, Libreville confirme ne pas avoir ajouté le moindre nom à la liste initiale et s'interdit toute démarche visant à réclamer le procès d'une personne en particulier. En s'alignant globalement sur les réquisitions du Parquet national financier (PNF) concernant les 23 personnes et entités visées — incluant des membres des familles présidentielles gabonaise et congolaise —, l’État agit strictement en tant que partie civile. L'objectif cardinal de cette démarche demeure la défense des intérêts patrimoniaux de la nation, et non l'exercice de poursuites ciblées qui relèvent de la seule compétence du juge d'instruction.

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Cette position uniforme répond à une exigence de cohérence juridique pour une institution se présentant comme la principale victime de détournements. Pour ses conseils, épargner certains protagonistes sur la base de considérations familiales, diplomatiques ou politiques affaiblirait la crédibilité de la demande de réparation. Si cette neutralité procédurale n'efface pas totalement les répercussions diplomatiques d'un dossier touchant de hauts dignitaires, elle permet à Libreville de maintenir une ligne directrice axée sur la défense de ses droits acquis depuis l'admission de sa constitution de partie civile en mars 2023.

Au-delà des aspects pénaux, l'enjeu fondamental pour le Gabon demeure avant tout financier et économique. L'État entend faire reconnaître son préjudice, préserver le gel des biens saisis et obtenir, au terme de la procédure, la restitution intégrale des avoirs détournés au profit exclusif du Trésor public national. En refusant de s'inscrire dans une logique de vindicte personnelle, Libreville recentre le débat sur son droit légitime à recouvrer les deniers publics pour le bénéfice direct du peuple gabonais, en attendant l'arbitrage définitif du juge d'instruction.

BGFI

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