Régulation des médias et délivrance de la carte de presse : l'expert Boursier Tchibinda interpelle le ministre de la communication sur la conformité juridique et la dématérialisation

Dans une lettre ouverte adressée au Ministre de la Communication et des Médias, l'expert et spécialiste des médias Boursier Tchibinda a formulé une série d'observations critiques quant aux modalités d'attribution de la carte de presse et des métiers du cinéma. Faisant suite au communiqué de la Direction Générale de la Communication convoquant la Commission nationale pour le 26 octobre, l'analyse pointe plusieurs incohérences administratives et juridiques dans le processus de dépôt des dossiers, fixé sur une période restreinte du 19 au 23 octobre.
Parmi les griefs soulevés, l'analyse met en lumière un durcissement injustifié des critères d'accès : alors que l'article 66 du Code de la communication prévoie trois voies alternatives (diplôme de journalisme, cinq ans de pratique continue, ou diplôme universitaire avec pratique tutorée), l'administration semble exiger de manière cumulative le diplôme et l'ancienneté. Par ailleurs, l'interpellation souligne le traitement flou réservé aux journalistes indépendants face aux « assimilés » de la communication numérique introduits par l'ordonnance du 26 février 2026, tout en dénonçant le maintien d'un dépôt physique en contradiction directe avec les directives de dématérialisation des services publics prônées par la Vᵉ République. Au-delà des contraintes matérielles, l'expert s'interroge sur le cadre institutionnel et la portée réelle du document : absence de précisions sur la composition de la commission, les voies de recours en cas de rejet, ou encore la durée de validité d'une carte attribuée en toute fin d'année 2026. Tout en saluant le retour de cet outil de régulation indispensable à la structuration du secteur, la tribune rappelle que la carte de presse ne doit pas constituer une simple formalité bureaucratique, mais un véritable garant du statut professionnel.
Cette prise de parole citoyenne et technique s'inscrit pleinement dans les exigences de transparence, de légalité et de modernisation de l'action publique portées sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema. En appelant à un alignement strict des communiqués ministériels sur les textes de loi et sur les standards du numérique, les acteurs du secteur invitent l'exécutif à faire de la régulation des médias un modèle de rigueur juridique et d'efficacité administrative.
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