Le prestigieux Hilton Istanbul Bomonti de Türkiye est devenu, le temps de la 152ème Assemblée de l’Union Interparlementaire (UIP), le théâtre d’un plaidoyer gabonais de haute volée. Conduisant une délégation de parlementaires nationaux, le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a pris la parole devant un parterre de soixante présidents de parlements et plus de 130 délégations mondiales. Dans une posture de diplomate aguerri, il a érigé l’espoir, la paix et la justice comme les nouveaux points cardinaux de la Ve République, marquant ainsi le retour en force de la signature diplomatique du Gabon sur la scène interparlementaire globale.
Au cœur de son discours programmatique, le Président Onanga M. Ndiaye a défini la culture de l’espoir non comme un concept abstrait, mais comme une réalité ancrée dans les réformes législatives profondes opérées depuis un an. Sous l’impulsion du Chef de l’État, le Gabon s’attèle à arrimer son cadre juridique aux exigences de la nouvelle gouvernance et aux aspirations légitimes des citoyens. Pour l’orateur, cet espoir renaissant est le fruit d’une volonté politique d’inclusion, visant à transformer les structures de l’État pour garantir une transparence accrue et une efficacité administrative au service de l’intérêt général.
Évoquant le pilier de la paix, l’honorable Onanga M. Ndiaye a souligné avec conviction que celle-ci n’est jamais le fruit d’un simple décret, mais le résultat d’une construction patiente. Il a notamment présenté le modèle gabonais de transition — amorcé par l’acte de libération du 30 août 2023 et consolidé par un dialogue national inclusif — comme une référence de stabilité et de non-violence en Afrique Centrale. Cette séquence historique, érigée en valeur fondamentale héritée des prédécesseurs, est désormais le socle sur lequel repose l’unité nationale, nécessitant une vigilance de chaque instant pour préserver ce climat de sérénité indispensable au développement.
Enfin, le volet de la justice intergénérationnelle a été abordé sous l’angle de l’équité sociale et de l’autonomisation de la jeunesse. En affirmant que « personne ne sera abandonné au bord de la route », le Président de la Chambre Basse a réitéré l’engagement du Gabon à lutter contre le chômage et à favoriser l’insertion économique des forces vives. Ce message de clôture, prononcé du haut de la tribune d’Istanbul, positionne définitivement le Gabon comme un acteur respecté et une démocratie en pleine refondation. En s’affichant comme un « élève appliqué » de la stabilité politique, le pays confirme son ambition de bâtir une Ve République résolument tournée vers un avenir de prospérité partagée.



