FEMUA 18 : Le Gabon déploie sa splendeur artistique et le génie d’Akendengué à Abidjan

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Le drapeau vert-jaune-bleu a flotté avec une distinction particulière sur la lagune Ébrié lors de la 18ème édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua). Après la Guinée, le Gabon a endossé avec panache le costume d’invité d’honneur, offrant à la Côte d’Ivoire et au monde un condensé de son âme créatrice. Ce rendez-vous, devenu le carrefour incontournable de l’Afrique qui bouge, a servi d’écrin à une démonstration de force culturelle, prouvant que le génie gabonais ne connaît pas de frontières et se décline avec la même intensité, des rythmes ancestraux aux sonorités les plus urbaines.

Le moment de grâce de cette expédition culturelle restera sans conteste la prestation magistrale du patriarche Pierre Claver Akendengué. À 83 ans, l’icône de la musique africaine a livré un spectacle d’une poésie rare, suspendu entre ciel et terre. Malgré une mobilité réduite, celui que l’on surnomme le « chantre de l’Afrique éternelle » a captivé l’assistance durant une heure trente, immobile sur sa chaise mais d’une puissance vocale intacte. Son « funk bantou », mélange savant de mélopées forestières et de modernité universelle, a rappelé à la jeunesse d’Anoumabo que la musique est d’abord une affaire de profondeur et d’engagement.

L’offensive culturelle gabonaise s’est également déployée sur d’autres fronts, marquant les esprits par sa diversité. Si la diva Angèle Assélé a su électriser l’INJS lors de la cérémonie d’ouverture avec l’énergie qu’on lui connaît, d’autres talents ont pris le relais sur la scène de l’Institut Français, explorant les facettes multiples de notre identité sonore. Ce dialogue entre les générations et les styles a montré un Gabon pluriel, capable de marier les traditions les plus enracinées aux aspirations d’une scène urbaine en pleine ébullition, confirmant ainsi sa place de leader culturel dans la sous-région.

Enfin, l’élégance gabonaise a trouvé son sanctuaire au sein du pavillon national, véritable vitrine de notre savoir-faire artisanal et de notre haute couture. Parmi les créateurs présents, la styliste Rhim a particulièrement brillé en sublimant le raphia et les motifs peints à travers des modèles d’une finesse digne des plus grands podiums internationaux. Cette présence à Abidjan ne fut pas qu’une simple parenthèse festive, mais une démonstration de « soft power » à la gabonaise : un mélange d’excellence, de tradition respectée et d’audace créative qui a conquis le cœur des Ivoiriens et honoré, une fois de plus, la terre de nos ancêtres.

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