Au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, l’effervescence est retombée, mais les idées, elles, continuent de circuler. Le 4 mai 2026, le Forum International de Libreville pour l’Innovation et le Développement a officiellement refermé ses portes, au terme de deux jours d’intenses échanges entre experts, décideurs et investisseurs venus de plusieurs horizons.
Après une ouverture marquée par la présence de chefs d’État et l’inauguration de ce lieu emblématique, les travaux se sont poursuivis dans un format plus technique. Dans des salles de réunion transformées en véritables laboratoires d’idées, une trentaine d’experts nationaux et internationaux ont planché sur les grandes priorités du pays.
Objectif affiché : passer des discours aux solutions concrètes.
Au fil des sessions, les débats se sont structurés autour de thématiques clés : intelligence artificielle, climat des affaires, infrastructures ou encore souveraineté alimentaire. « Il ne s’agissait pas seulement de discuter, mais de produire une feuille de route applicable », explique un participant.
Point d’orgue de cette dynamique : la présentation de la « Déclaration de Libreville », un document stratégique dévoilé par Alfred Ngomanda, qui synthétise les recommandations issues des travaux.
Dans les couloirs du forum, les rencontres informelles ont également joué un rôle central. Entre sessions B2B et échanges directs avec les autorités, de nombreux acteurs économiques ont saisi l’occasion pour nouer des contacts et explorer des opportunités.
Autre moment fort : l’annonce de la signature de plusieurs partenariats entre l’État, des institutions financières et le secteur privé. Des accords qui, selon les organisateurs, devraient permettre de financer rapidement des projets structurants.
Avec près de 3 000 participants, cette première édition a dépassé le simple cadre d’un événement ponctuel. Pour beaucoup, elle marque le début d’une nouvelle dynamique. « Ce forum doit devenir un rendez-vous régulier, un espace où se construit l’avenir économique du Gabon », confie un cadre du secteur privé.
À Libreville, une conviction semble désormais s’imposer : le dialogue entre acteurs publics et privés devient un levier essentiel pour accélérer la transformation du pays.



