À Libreville, l’inauguration du nouveau Palais des Congrès, désormais baptisé du nom de Omar Bongo Ondimba, continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Le Parti démocratique gabonais (PDG), ancienne formation au pouvoir, a exprimé sa satisfaction à l’égard de cette initiative portée par le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Dans une déclaration officielle prononcée le 5 mai 2026, la secrétaire générale du PDG, Angélique Ngoma, a salué ce qu’elle qualifie de « vision pragmatique » du Président de la République. Selon elle, attribuer à cette infrastructure stratégique le nom du président fondateur du PDG constitue « un hommage solennel, juste et profondément mérité » à une figure majeure de l’histoire politique gabonaise, décrite comme « bâtisseur infatigable du Gabon moderne, artisan de la paix et apôtre du dialogue ».
Inauguré le 3 mai 2026 dans le cadre du premier anniversaire de l’accession au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba s’impose comme une infrastructure de premier plan. Avec une capacité de plus de 3 500 places, il ambitionne de positionner le Gabon comme une destination privilégiée pour les grandes rencontres internationales, renforçant ainsi son rayonnement diplomatique et institutionnel.
Le complexe intègre également un musée dédié à Omar Bongo Ondimba, conçu comme un espace de mémoire visant à retracer le parcours et l’héritage de celui qui a dirigé le pays pendant plus de quatre décennies.
Au-delà de son architecture moderne, le site revêt une dimension historique particulière. L’ancienne Cité de la démocratie, érigée en 1977, avait accueilli des événements majeurs, notamment le sommet de l’Organisation de l’unité africaine la même année, ainsi que la Conférence nationale souveraine de 1990, moment clé du retour au multipartisme au Gabon.
Pour le Parti démocratique gabonais, la nouvelle dénomination du palais dépasse le simple cadre symbolique. Elle s’inscrit dans une logique de transmission de la mémoire collective et de reconnaissance institutionnelle. « Consacrer un tel lieu de notre patrimoine au nom du Grand camarade est un geste de reconnaissance assumée et de mémoire partagée », a insisté Angélique Ngoma.
À travers cette initiative, les autorités gabonaises entendent conjuguer héritage historique et ambitions contemporaines, en inscrivant durablement la mémoire des figures fondatrices dans les infrastructures du Gabon moderne.



