Le calvaire des populations du département de la Djoué pourrait bientôt toucher à sa fin. Longtemps paralysé par un état de dégradation avancée, l’axe Akiéni-Onga, poumon vital reliant la Lékoni-Lékori à la Djoué, est désormais au centre d’une offensive infrastructurelle de l’exécutif. La récente visite d’études des experts de l’entreprise Porteo BTP sur le terrain marque un tournant opérationnel. Après des années de négligence, le projet de construction de ce tronçon de 85 kilomètres s’inscrit désormais comme une priorité pour rétablir une connectivité durable dans le Haut-Ogooué.
Le diagnostic est sans appel : la route est devenue un obstacle permanent à la mobilité. Entre sols sablonneux instables, érosions régressives et rupture systématique des buses aux PK3, PK4 et PK12, cet axe est devenu un véritable chemin de croix pour les usagers comme pour les transporteurs de marchandises. Ces ruptures de chaussée, qui isolent régulièrement des pans entiers de la province, ont non seulement freiné le développement économique local, mais ont également fragilisé le lien social entre les populations des deux départements.
La mobilisation actuelle du Gouvernement, couplée à l’expertise technique mobilisée, témoigne d’une volonté de rompre avec le colmatage habituel pour viser une infrastructure pérenne. L’enjeu dépasse la simple remise en état : il s’agit de bâtir une voie capable de résister aux contraintes géologiques de la zone. En investissant dans des techniques d’aménagement majeures, l’exécutif pose les jalons d’un désenclavement réel qui redonnera du souffle aux échanges commerciaux et facilitera l’accès aux services de base pour les communautés locales.
Le lancement imminent de ces travaux est très attendu, tant il symbolise la promesse d’une meilleure qualité de vie pour les habitants de la Djoué. Si l’exécutif s’active aujourd’hui, c’est avec la conscience qu’une route est bien plus qu’une simple surface bitumée : c’est le vecteur essentiel de la croissance économique et de l’intégration provinciale. Libreville semble avoir entendu le cri de détresse de cette région, et le déploiement technique en cours laisse espérer une transformation profonde de la physionomie routière de ce secteur stratégique du Haut-Ogooué.



