Lors de son adresse devant le Congrès, le Chef de l’État a mis en lumière les avancées démocratiques majeures portées par la nouvelle Constitution, qui accroît considérablement les prérogatives du Parlement. Désormais, les parlementaires disposent de nouveaux pouvoirs d’interpellation des membres du Gouvernement, incluant la possibilité de recommander leur démission en cas de manquements éthiques ou d’agissements contraires aux intérêts des populations. De plus, le Parlement est désormais associé au pouvoir de nomination à certaines fonctions civiles de l’État, une rupture nette avec les pratiques passées où l’Exécutif agissait seul. Cette évolution, qui conforte la mission de contrôle du Parlement sur l’action gouvernementale, impose aux élus une responsabilité pleine et entière dans l’exercice de leurs fonctions.
Dans son appel à une collaboration constructive, le Président a souligné que la séparation des pouvoirs ne doit en aucun cas se traduire par une opposition stérile ou une obstruction systématique entre les institutions. Les projets de loi soumis à l’examen des parlementaires ont vocation à être enrichis par le débat, plutôt que rejetés, afin de servir l’intérêt supérieur des populations. Le Chef de l’État a rappelé que la censure parlementaire doit demeurer une mesure ultime, relevant prioritairement du cadre judiciaire.
Sur le plan législatif, le gouvernement a engagé des réformes structurantes pour répondre aux attentes exprimées lors du Dialogue National. Parmi ces chantiers, la réforme du Code de la Nationalité figure au premier rang des priorités pour satisfaire les aspirations profondes du peuple gabonais. Par ailleurs, le Président a insisté sur la nécessité impérieuse de légiférer sur l’espace numérique. Ce cadre légal vise à combler un vide juridique face à des dérives graves telles que la cybercriminalité, la diffamation, les appels à la violence et les menaces à la sûreté de l’État. Ces mesures de régulation, loin d’être une exception gabonaise, s’alignent sur les standards appliqués par les grandes démocraties mondiales pour protéger l’ordre public.



