Face aux défis persistants du secteur énergétique national, les autorités déploient des mesures d’urgence pour soulager le quotidien des Gabonais. Selon le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, l’État a investi, en partenariat avec le secteur bancaire, plus de 800 milliards de francs CFA pour l’installation de centrales thermiques à travers tout le pays. En complément, l’arrivée d’un bateau énergétique capable de fournir une capacité additionnelle de 150 mégawatts constitue un levier supplémentaire pour renforcer le réseau actuel.
Toutefois, cette dynamique de redressement se heurte à des obstacles structurels et comportementaux majeurs. Le diagnostic est sans appel : la situation est aggravée par une mauvaise gouvernance au sein de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), couplée à des actes d’incivisme récurrents de la part de certains usagers. Le Président de la République a fustigé une série de pratiques préjudiciables, allant du non-paiement des factures et de la fraude, jusqu’au vol de câbles et au sabotage délibéré de transformateurs.
La mise en garde est également adressée aux réseaux parallèles de recel. L’État pointe du doigt les sociétés de récupération de métaux ferreux qui, en achetant des câbles électriques volés sans alerter la justice, se rendent complices de ces actes qui pénalisent l’ensemble de la collectivité. Cette économie souterraine, qui prospère sur le dos des infrastructures publiques, constitue un frein direct à la pérennité et à l’efficacité du service public de l’électricité.
Enfin, concernant l’assainissement en eau, le constat est tout aussi lucide. Le Chef de l’État n’a pas hésité à qualifier d’échec la mise en œuvre du projet PIEPAL, lancé en 2014 et ayant pourtant nécessité des investissements se chiffrant en centaines de milliards. En mettant ainsi en lumière les défaillances passées, l’exécutif affiche sa volonté de rompre avec ces logiques d’inefficacité, tout en appelant à une prise de conscience collective pour préserver les investissements consentis au bénéfice de tous les Gabonais.



